Le récit d'une guerrière: Eptenifa Karmasy (Son histoire et celle de la création de la ville)

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Le récit d'une guerrière: Eptenifa Karmasy (Son histoire et celle de la création de la ville)

Message par Suki le Ven 9 Jan - 13:21

J’arrive maintenant à la fin de ma longue vie bien remplie. Pendant toutes ces années, soit 400 ans, j’ai accompli de grandes choses. J’ai aidé mes congénères à construire un endroit où ils se sentiraient chez eux, de même pour leurs enfants, leurs petits-enfants et ainsi de suite. Cette histoire ne peut pas rester comme simple légende, il lui faut une preuve. De cette façon, elle ne sera pas déformer avec l’âge et les gens pourront l’entendre ou la lire tout en sachant la vérité, et être fascinés par cette dernière! La voici.

Le peuple des elfes à longtemps été nomade. N’ayant aucun endroit où s’installer après cet étrange événement qui est survenu au début des temps. Ma mère me racontait comment mon arrière-arrière grand-mère avait vécu dans un tout autre monde. Là où il fait bon de vivre, là où chacun de notre espèce à sa place, là où nous étions tous acceptés par les autres. Mais ce temps est maintenant résolu. De nombreuses guerres éclatent entre les espèces vivantes, vivant tous sur une même terre, pourtant… Ils se détestent, nous nous détestons.

Dirigeant notre petit peuple de nomade, ma mère est tombée amoureuse d’un grand homme. Fort, imposant, avec de grands crocs, avec de grandes griffes, avec des grandes cornes… Il n’était pas l’un des nôtres. Mais peu importe, cette belle femme l’aimait de tout son cœur, et moi, comme un père. L’homme fut rejeter par le clan durant quelques années, car il n’aimait guère sa présence. Malgré tout, il fut accepté comme chef lors du mariage. Qui aurait cru que ce si bel événement nous aurait causé autant d’ennuis?

Au cours de la cérémonie, ma mère portait une belle robe blanche, qui lui couvrait les pieds. Mon père, quant à lui, était vêtu de noir, ce qui attira les regards. Les dames étaient vêtues de bleu pastel, tandis que les hommes, eux, étaient vêtus de vert. Le soleil transperçait le feuillage des arbres. Le bleu du ciel recouvrait l’horizon, qui débouchait sur une longue plaine fleurie. Le temps fêtait la sérénité, l’aire sentait la paix. Pour la première fois depuis de longues années, les elfes se réjouissaient. Mais, malheureusement, toute bonne chose à une fin, aussi soudaine puisse-t-elle être. Des applaudissements envahissaient l’air lors de l’union. À ce même moment, une flèche, une seule, fut tirée. Elle siffla dans l’aire telle une horde d’oiseaux de malheur. Elle termina sa course dans le cœur du nouveau marié. Il tomba au sol si tranquillement… on aurait pu croire que le temps s’était arrêté. Un cri aigu déchira le cœur de chacun : celui de ma mère qui criait son désespoir.

Face à la veuve, une dame aux longs cheveux noirs nous faisait face. Je restais bouche-bée, étant incapable du moindre mouvement. La dénartan, la démone, qui venait de tout nous arracher, avança, la satisfaction aux lèvres.

- Ceci est ce qui arrive à ceux qui ne savent pas faire les bons choix. Et ceux qui ont encouragé ce pauvre dans sa trahison doivent, eux aussi, mourir.

Après cette menace, elle lança son arbalète au sol et se plaça en position de combat, prête à sauter sur le premier à respirer. Tranquillement, ma mère, qui était à genoux, se redressa. Elle fixa son ennemi, dans un cri de guerre, étouffé par ses sanglots, elle se jeta sur la femme. Ma mère, n’ayant aucune arme, seulement son habilité au combat, mourut. D’un grand geste de bras, la démone lui avait tranché la gorge.

Prit de panique, mon clan commença à se refugier dans les bois, formant deux groupes. Avec un sourire sauvage, la guerrière commença son massacre. J’étais figé sur place, une des femmes me ramassa au passage et s’enfuit sur la droite. Heureusement, si je peux me permettre ce mot, elle avait choisi le bon côté, car la meurtrière s’attaqua au groupe de gauche. On courut jusqu’à la tombée de la nuit, puis nous continuâmes jusqu’à l’aube. Finalement, nous prîmes une pause. Aucun feu ne fut allumé par peur d’attirer l’attention. Je n’avais que 24 ans à cette époque. Pourtant, cela semble encore si frais dans ma mémoire…

Au bout de quelques jours de marche, nous arrivions près d’une rive. Les plus vieux prirent la décision de construire un bateau et de quitter ce continent qui semblait nous repousser de tout son être. Nous installâmes donc un campement et entreprîmes les travaux. Une dure semaine de travail sous le chaud soleil du désert passa. Notre équipe était épuisée, mais nous ne pouvions pas nous arrêter, de peur qu’un l’assassin nous retrouve.

Ma mère me manquait terriblement, mais je laissais ma peine de côté pour porter main forte à mes semblables. Nous entamions notre deuxième semaine, quand notre pire cauchemar devint réalité. L’assassin arriva dans notre campement dans l’après-midi : au moment où les plus forts étaient partis chasser. Les femmes et les enfants allèrent se refugier dans la falaise non loin de là. La pierre avait été creusée, par des forces surhumaines, que même nous ne pouvions comprendre la nature. Il ne restait que moi et quatre autres de mes amis. Deux d’entre eux se  jetèrent à l’eau, espérant sauver leur vie. Un autre prit ses jambes à son cou et alla rejoindre les autres dans la crevasse.

Je pris une grande bouffée d’air. Probablement ma dernière, car j’avais l’intention de me défendre avec la fureur de la vengeance. Elle ne rendrait pas d’autres orphelins comme elle l’avait fait pour moi.

- Je ne fuirais pas, et, surtout, je ne te laisserais jamais plus toucher aux miens, criai-je déterminé.

Je n’avais que de basiques connaissances en combat, mais je pris un bout de bois ressemblant à un pieu et fonçait sur mon ennemi… notre ennemi : celui de mon peuple. Je visais la tête pour commencer. Avant même que je m’en rende compte, je fus jeté au sol du revers de sa main.

- Tu es trop impulsif. Tu ne pourras jamais gagner contre moi, misérable, dit-elle avec visage hautain au sourire sadique.

Sans me laisser abattre, je me relevais. Je ne devais pas perdre face à cet ennemi de taille. Je devais le faire pour mes parents qui avaient si bien diriger nos nomades, pour ces deniers qui avaient confiance en eux. Je restais donc debout et me concentrais, repassant les scènes d’entrainement de mon père dans ma tête. Je rouvrit les yeux et avançait à pas lents. D’instinct, je pris une position de combat acceptable.

L’assassine étira son sourire et bondit dans ma direction. D’un geste vif de la main, tout juste avant que sa courte épée ne m’empale, je brandis mon pieu. À cet instant, mes yeux se fermèrent. Je pensais que la vis m’aurait quitté d’ici peu. Cependant, je pus les ouvrir à nouveau. La femme avait laissé tomber son arme. Un filet de sang coulait de sa bouche. Je regardais vers sa poitrine, j’avais touché le cœur… Soudainement, celle que je voulais voir morte me faisait pitié. Je venais de lui enlever la vie sans aucune hésitation. On peut dire qu’elle le méritait, mais… n’a-t-on jamais droit au pardon?

Je retirais le pieu, la laissant tomber au sol. Je restais figé sur place. Mes mains étaient couvertes de sang. De sang pratiquement humain. C’était donc cela la guerre…

Je laissais tomber mon arme et regardais en face de moi. Ceux que je venais de sauver s’avançaient, stupéfaits, les yeux remplient de larmes. Une elfe vint me prendre dans ses bras; elle avait environ mon âge. C’est alors que je mis à pleurer, pleurer la première vie que je venais de prendre.

Les chasseurs de notre troupe revinrent. C’est alors, qu’en groupe, nous décidâmes de bâtir une ville où, tous ensembles, pourrions vivre en paix et en sécurité. Je me jurais de trouver un moyen de mettre fin à ces guerres qui éclataient partout sur le globe.

Malheureusement, encore aujourd’hui, je n’ai pas trouvé la solution tant recherchée. J’espère que quelqu’un d’humble et sans préjugé pourra trouver cette solution et mettre fin à tant de souffrance.
Merci cher lecteur. Que ce récit ne soit pas en vain.
Eptenifa Karmasy
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Suki

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