Soumettez-vous à votre roi: Yurushi Aito

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Soumettez-vous à votre roi: Yurushi Aito

Message par Yurushi Aito le Mer 30 Nov - 2:58








~ Yurushi Aitô ~




Qui suis-je ?



Nom : Aito
Prénom : Yurushi
Âge : 285 ans
Sexe : Masculin
Date de naissance : 24 Septembre
Métier : Roi. Et scientifique dans ses temps libres Wink
Race : Dénartan, pur-sang



Description physique


Couleur de peau : Porcelaine.

Cheveux : Ses cheveux sont courts et toujours bien peignés et placés. Ils sont dégradés de l’avant à l’arrière.  
Couleur : Bourgogne

Style de yeux : Sa pupille est nettement plus mince que celle des humains et les muscles de l’iris sont plus détaillés.
Couleur de yeux : Améthyste

Vêtement : Étant noble, il est toujours bien habillé : une chemise généralement bourgogne à manches longues couverte par un veston violet foncé. Ses boutons de manchettes sont en or, ayant sa marque gravée à leur surface. Sa cravate est toujours agencée à son veston. Son pantalon est également violet foncé, dans le même tissu que son veston, et il porte des bottillons propres : il déteste les petits souliers pointus ! Au bas de son veston, à gauche est brodée une petite croix inverse, de même que sur sa cravate. Il porte une mince ceinture noire, sur laquelle est accroché un petit couteau rétractable.
Collier/Bracelet, etc. : Une montre à l’ancienne qu’il tient dans la poche de son veston. Comme sa monture est transparente, il est possible de voir le mécanisme à l’œuvre.
Autre : Il fait une fine ligne autour de ses yeux avec un crayon noir pour faire ressortir le mauve de ses yeux

État physique : Yurushi est grand, soit 6’’2. Il a une silhouette élancée, mais dessous ses vêtements il a toute une musculature ! Il prend soin de son corps, s’entrainant à maintes reprises. Ce qui contraste un peu avec ses mains d’artiste : longs doigts et délicates… mais puissantes. Yurushi n’a aucun problème physique.
Grandeur : 6’’2

Tattoo/cicatrice : Sa marque de naissance couvre une bonne partie de la surface de son dos. Celle-ci est d’un beau orange : le même orange qu’on retrouve dans le ciel quand ce dernier est sur le point de se lever, combinant la couleur de ses deux éléments. Certes, ayant mené quelques guerres et ayant survécu par ses propres moyens sur le territoire dénartan, il a de nombreuses écorchures sur le tronc et aux épaules, et deux cicatrices sur la cuisse droite.
Facultés : Il est capable de se téléporter grâce à sa maîtrise de l’électricité. Pour la même raison, il est capable de manipuler et de modifier les connexions neuronales chez les autres êtres vivants. Autrement dit, il peut modifier et lire les souvenirs, créer des hallucinations et autres trucs intéressants comme ça. De même, il peut contrôler les mouvements d’une personne contre son gré si Yurushi parvient à toucher le membre en question, car il stimule les nerfs contrôlant l’action. Donc, il peut tuer quelqu’un en arrêtant le cœur du misérable. Il a le sens de l’ouïe très développé ; étant capable de détecter un ennemi les yeux fermés. Il s’en sert notamment dans les combats pour prévenir les mouvements de son adversaire. Sa maitrise de la gravité agit souvent comme élément de surprise, immobilisant ou imposant des contraintes à ses ennemis.

Son emploi de la gravité peut l'emmener à appliquer un pression supplémentaire maximale de 24 tonnes (24 000lbs). Inversement, Yurushi peut créer un trou noir de 2 cm de diamètre. Cette technique est très risquée, vu qu’il peut facilement en perdre le contrôle. Heureusement qu’il est un être intelligent et doté d’une conscience… parfois. En réduisant les contraintes gravitationnelles sur son propre corps, il peut léviter sur une hauteur d’une cinquantaine de mètres, amplifier sa vitesse…

Autre : Yurushi est percé sur l’oreille gauche. Ses cornes sont droites et longues, les rendant imposantes. Elles sont légèrement recourbées sur elle-même.

Élément : Maîtrise totale de l’électricité et des bases en gravité.
Magie ou pouvoir : «J’ai beaucoup de pouvoirs mes chers». Utilise la magie noire pour créer des sceaux, c’est pratiquement la seule chose qu’il a appris. Il peut ainsi sceller de petits objets.  
Arme : Un couteau automatique
Nombre : Un seul, et il lui teint beaucoup.
Description : Son couteau semble très ordinaire, mais il l’a créé afin de pouvoir y jumelé ses éléments : il est immensément lourd si pas porter par sa propre main (il allège le poids) et sa lame peut être parcourue d’électricité. Rien de très extravagant, mais il le garde en dernier recourt. Il préfère de loin utiliser ses pouvoirs pour se défendre… ou pour fendre. Ahah.




C'est mon caractère !!


Afin de maitriser ses deux éléments, Yurushi est parvenu à une paix intérieure permanente. Certes, il peut vivre de l’anxiété ou autre, mais il utilise des moyens appropriés afin de garder le contrôle sur son flow d’énergie et ses émotions.

Yurushi a une version assez idéaliste de la vie et de l’égalité. Malgré ses intentions généralement bonnes pour son peuple, il se montre sarcastique, mesquin, manipulateur, opportuniste et pervers. Il n’hésite pas à partager ses connaissances, utilisant fréquemment un jargon scientifique (histoire d’avoir le plaisir que quelqu’un lui demande la définition). Il utilise un phrasé ancien, lui donnant des aires de snob. Renchérissant à ce trait, Yurushi se tient toujours la tête haute, un petit sourire sournois aux lèvres. Il est poli et calme, sachant se montrer patient par moment (malgré que certains peuvent débattre cette affirmation). Malgré cette apparence, il n’est pas vieux jeu pour autant. Yurushi se montre très ouvert, acceptant les diverses races. Son côté manipulateur va l’amener à dénigrer certaines races seulement pour entrer dans les bonnes grâces de la personne, lui permettant d’aller chercher ce qui est bénéfique pour lui. Il faut avouer cependant, Yurushi se base beaucoup sur sa première impression, l’amenant à juger les autres sur leur apparence. Yurushi présente un fort caractère, le rendant mauvais lorsque les évènements ne se déroulent pas comme prévu. Il fait néanmoins preuve d’adaptation. Il déteste s’occuper de ses congénères et de se déplacer pour, selon lui, des idioties. Il a cependant un sens de solidarité et travaille pour un monde meilleur. Il cherche, à travers les alliances, à gouverner sur les autres pays : imposer ses lois et ses principes pour promouvoir une égalité et retrouver l’équilibre tant vanté dans les histoires avant la fusion des mondes. Sachant que cet objectif est presqu’inatteignable, cela devient un jeu pour lui.

Étonnamment, Yurushi aime les plaisirs simples et les petites attentions. Il trouve une grande source de bien-être dans les plaisirs charnels. Il est romantique et fougueux dans son approche. Autant il peut faire preuve d’une grande douceur, qu’il peut se montrer très agressif et sadique. Il s’ajustera à son/sa partenaire en explorant les préférences de ce/cette dernier(ère).

Sa sœur se trouve à être son trésor. Il éprouve un amour inconditionnel envers elle et ne permettrait aucune personne de lui faire du mal. Une de ses erreurs passées le tracasse énormément, car, dans sa recherche de puissance, sa sœur a été impliqué à cause de sa faiblesse. Il a pratiquement arrêté d’utiliser la magie noire à ce moment, s’en servant maintenant seulement scellé des objets.



Entrainement


Type d’entrainement : Yurushi reçut des cours d’entrainement au combat corps à corps et au port d’arme (il ne s’est pas rendu plus loin que l’entrainement à l’épée) avec un entraineur désigné par son père. Il s’est entrainé en solo pendant des années (voir 50 ans) à la maitrise de l’électricité à ce moment. Suite à son exile, Yurushi s’est fabriqué une arme tranchante, d’où son apprentissage au maniement du couteau, pour chasser et subvenir à ses besoins. Heureusement, il trouva des alliés l’aidant dans son apprentissage : maitrise de ses pouvoirs et magie noire. Des jeux de combat corps à corps étaient organisés dans la ville métiste où il a hébergé avant son retour à sa villa natale. Dans des circonstances de vie ou de mort, Yurushi développa son pouvoir de gravité à l’âge de 120 ans. Depuis ce temps, il s’y entraine.
Ses entrainements consistaient principalement à la maitrise de soi et de ne faire qu’un avec l’énergie, l’interpellant pour qu’elle lui vienne en aide. C’est pourquoi il préfère le combat à distance. Il peut ainsi mieux se concentrer sur le flow d’énergie qui circule en lui.


Ce que j'ai vécu


Chapitre 1 - Exile:
Depuis les premières générations de Dénartan, la famille royale était tenue de rester de sang-pur, empêchant le mariage avec des êtres autres que ceux faisant partis de la royauté. Sous cette tradition, la douce Gabrielle, appartenant à la famille du Nord, dû épouser le terrible Terras, appartenant à la famille du Sud. Sous cette union, le jeune Yurushi vit le jour. Son père avait beaucoup d’attentes envers ce nouveau-né. Il s’attendait entre-autre qu’il corresponde à sa définition d’un souverain digne. Il se révéla avoir les cheveux de feu de son père, mais le regard améthyste et la silhouette élancée de sa mère. Terras fut répugné par la faiblesse que dégageait le jeune garçon.

Yurushi devint un enfant turbulent. Il essayait de prouver constamment à son père qu’il n’était pas qu’un faible, incapable et indigne du trône. Son comportement lui valut de nombreuses fessées de la part de son paternel. Malgré tout, Terras engagea un entraîneur de confiance à qui il confia l’enseignement de l’art du combat, l’art des bonnes manières et l’art de la royauté à son fils. Pour commencer, le vieux Mateshi amena Yurushi à savoir lire et écrire. Ensuite vint l’enseignement des « bonnes » manières : comment se comporter en société. Le prince fut un élève distrait, éprouvant des difficultés d’apprentissage. Il se montra néanmoins plus réceptif à l’enseignement du combat corps à corps qui devint rapidement un entraînement à l’épée.
Malgré ses progrès, il n’avait jamais eu de mot d’encouragement venant de ses parents. Seulement le sourire rayonnant de sa mère lui permettait de savoir qu’il était sur la bonne voie. Par contre, à chaque fois que le jeune prince voulait se blottir dans les bras de sa maman, Terras prenait sa femme par le poignet et la tirait plus loin, faisant disparaître ce sourire si doux. Il se tournait donc vers son entraîneur. Malgré ses grandes philosophies et son jargon souvent incompréhensible pour Yurushi, ce dernier l’encourageait en lui disant, en gros, que la situation finirait par changer avec ses efforts et sa détermination. Mateshi essuyait les chaudes larmes du prince en lui conseillant à chaque fois de ne pas exposer ainsi sa faiblesse, mais de se montrer droit et fort. Yurushi se gonflait alors le torse en essuyant ses larmes du revers de la main, ce qui faisait incontestablement rire son professeur. Malheureusement, bientôt, il transforma ses peines en colère. Colère qui devenait de plus en plus incontrôlable au fil des jours.

Yurushi venait tout juste d’avoir ses vingt ans lorsque Gabrielle fut grosse à nouveau. Cela détourna l’attention de Terras vers ce nouveau bambin à naître. Il occupait ses journées à prendre soin de sa femme. L’aîné trouvait injuste qu’une personne puisse prendre sa place, aussi indésirable soit-elle. Il attira donc l’attention de ses parents par tous les moyens possibles. Il eut de nombreuses engueulades avec son père, qui se terminaient toujours dans la violence, résultant d’une longue accumulation chez les deux parties. En effet, la conversation terminait quand Yurushi avaient des ecchymoses plein le corps et le visage en sang.

Toujours dans l’intention de vouloir faire ses preuves auprès de son père, Yurushi commença à mettre de la pression sur son entraîneur pour qu’il lui enseigne la maîtrise de son élément, l’électricité. Ce dernier refusait à chaque fois sous prétexte que l’apprenti était loin d’être prêt pour « passer à la prochaine étape ». Mateshi expliquait au jeune dénartan qu’il devait tout d’abord maîtriser le flux de ses émotions. Yurushi quittait donc le lieu d’entrainement les poings serrés de colère. Voulant néanmoins apprendre, il revenait toujours vers son entraineur en s’excusant. Le jeune dénartan finit donc par prendre l’initiative de s’entrainer seul une fois ses leçons du jour terminées. Aimant lire, il s’était renseigné sur la maîtrise de l’Énergie contenue dans sa sphère d’énergie pour l’extériorisé et ainsi créer et manipuler l’électricité. Jamais ses parents ne faisaient mention de l’absence de Yurushi, qui n’entrait que très tard le soir. Nous pourrions même dire que ses parents, notamment son père, était soulagé de le savoir ailleurs que dans sa demeure.

Lorsque son frère fut mis bas, la jalousie qui envahissait Yurushi envers cet être s’accentua. Cela l’amena à faire tous les mauvais coups possibles pour blesser ou simplement déranger le bébé. Il s’attirait donc les foudres de son père qui le battait de plus en plus violemment. Par contre, la douleur n’était pas cher payer pour l’adolescent, car il avait finalement l’attention d’un de ses parents.

Voyant son enfant souffrir autant et devenir un être malveillant, Gabrielle essaya, de toutes les façons possibles, de ramener son fils sur le droit chemin. Cependant, ayant une peur bleue de son époux, elle ne pouvait parler à Yurushi que lorsqu’il n’était pas présent. En plus que ce dernier n’était que rarement au château, cela réduisait considérablement les interactions possibles. Terras lui suggérait constamment d’oublier Yurushi, car il n’était qu’une cause perdue. Dans les moments où il trouvait la jeune mère en pleur, il s’asseyait à côté d’elle et l’assurait qu’il allait bientôt trouver une solution pour que tout ce cirque arrête une bonne fois pour toute.
Terras organisa donc une cérémonie de passage à l’âge adulte en l’honneur du cinquantième anniversaire du Yurushi. Cela allait se dérouler dans l’arène. Afin de faire ses preuves au peuple, le prince devait entailler la peau de son père lors d’un duel devant tous les nobles de Kagéma.

Au début de la cérémonie, qui fut organisée en vue de l’assassinat de prince afin que son frère puisse accéder au trône, le fils aîné enfila une camisole et un pantalon jogging noir, tout comme son père. Les deux hommes entrèrent dans l’arène sous les applaudissements des personnes désignées assises dans les estrades circulaires qui entouraient la zone de combat. Yurushi passa par l’entrée de droite, tandis que Terras entra par celle de gauche. Ils se faisaient maintenant face. Terras leva la main, commandant le silence. Les voix cessèrent et tous étaient maintenant à l’écoute de leur souverain. Yurushi sourit lorsqu’il vit son entraîneur assis au côté de sa mère, qui n’était au courant de rien. Son frère, maintenant à 29 ans, assista également au combat en compagnie de ces deux être qui lui étaient cher. Yurushi regarda en direction de son père avec l’idée ferme qu’il allait en mettre plein la vue à ce petit chouchou.

- Lors de ce combat, mon fils, Yurushi Aito, devra démontrer sa force à vous protéger, à vous guider et, surtout, à vous gouverner. Vous, les dénartans de cette nouvelle Terre, mes chers confrères.

Une vague d’applaudissements parvint des estrades. Les deux adversaires se positionnèrent en position de combat. Cela allait se faire à mains nues. L’arbitre désigné s’avança pour annoncer le début du combat. Au signal, Yurushi attaqua le premier. Son père l’évita avec aisance, ricanant. Le plus jeune tourna sur son pied droit avant de se propulser pour porter une deuxième attaque à la tête de son adversaire. Même résultat. Il essaya de le frapper de la jambe gauche. Même résultat. À la quatrième tentative, étant un crochet gauche, son père arrêta le mouvement en le saisissant par le poignet. Il l’envoya valser sur la limite de béton de la zone de combat. Une douleur aiguë lui traversa le dos, lui coupant le souffle. Aussitôt redressé, il tomba la tête première au sol suite à une jambette. À quoi lui avait servi toutes ces heures d’entraînement !? Son père l’humiliait devant le peuple entier, brimant ainsi son image de futur souverain. N’était-il vraiment qu’un faible, qu’un incapable, qu’un indigne du trône? Yurushi reçut un violent coup de pied dans le ventre. Il vomît du sang, se plaçant à quatre pattes au sol pour laisser le liquide sortir de sa bouche. Son corps tremblait, autant de douleur, que de tristesse, que du désespoir, que de honte. Yurushi tenta de se relever, mais il reçut un coup de poing au visage, le laissant sans force au sol.

- Est-ce vraiment là la force de votre futur souverain !? Incapable de se défendre lui-même. Comment voulez-vous, mes confrères, que ce faiblard vous protège ? Il est indigne de la famille royale !

Sous ces mots, Terras tendit la main pour achever son fils à l’aide de ses pouvoirs. Gabrielle se jeta sur son mari. Une expression de surprise s’afficha chez tous les spectateurs, de même que chez les deux adversaires.

- Arrête ! cria-t-elle de désespoir, les larmes coulant sur ses joues.

Sa mère fit preuve d’un grand courage. Elle soutenait le regard de son mari, déterminée à ce que son fils reste en vie. Elle venait de comprendre le plan de son mari. Terras foudroya son épouse du regard. Dans un soupir, il reporta son regard sur le rejeton.

- N’étant pas digne de gouverner sur mes terres, Yurushi Aito, vous êtes exilé de Kagéma, vous empêchant ainsi d’avoir quelques droits possibles sur la succession au trône. Ne revenez jamais et renoncez à la famille royale.

Il balaya l’audience, bouche-bée, du regard. Ensuite, le roi quitta l’arène d’un pas ferme, trainant Gabrielle par le poignet. Les estrades se vidèrent peu de temps après, dans le silence. Mateshi fut le dernier à rester assis dans l’arène. Il se sentait impuissant. Il savait très bien qu’aider l’exilé n’apporterait que des ennuis à lui et à sa famille. Il finit donc par se lever et quitter l’arène dans s’adresser au vaincu. Yurushi resta étendu sur le sol. Son corps lui faisait mal, mais son âme encore plus. Finalement, son père n’avait jamais eu tort. Il aurait voulu mourir sur place, voir avant, au lieu de ressentir autant de honte et de culpabilité. Yurushi se mit à pleurer, le regard fixe sur le ciel au-dessus de sa tête. Le ciel était d’un orange comme il aimait le contempler. Il parvint à s’asseoir, adosser au béton. Yurushi, épuisé par la douleur et la défaite, finit par s’endormir dans l’arène, les larmes coulant sur ses joues.

Il se réveilla après quelques heures, tremblant de froid. De peine et de misère, le dénartan, qui venait tout juste d’avoir cinquante ans, se leva. Il marcha d’un pas faible, quittant ainsi Kagéma en cette calme nuit d’automne.

Renouveau:
Yurushi marchait droit devant, le visage impassible. Une magnifique plaine éclairée par la lune lui ouvrait le chemin. Ne sachant admirer ce splendide paysage, le jeune exilé était troublé. Son crâne lui faisait mal, lui rappelant péniblement les évènements passés. Méritait-il de vivre? Est-ce que cela valait toujours la peine de continuer? Son regard sombre était fixé sur le sol. La fatigue faisait trembler son corps froid. Il trouva un cours d’eau rapidement après avoir quitté sa ville natale. Il s’assied sur la plage, contemplant l’eau, le regard vide. Yurushi prit une poignée de sable, puis le laissa couler par de minces trous entre ses doigts. Ce sable qui tombe… comme sa vie après l’abandon de tous ceux qu’ils connaissaient et appréciaient. Il finit par se relever et regarder vers le ciel. Pour lui, le temps semblait s’être arrêté, mais tous les vivants autour de lui continuait de vivre, comme si ce jeune rejeton n’avait aucune importance. Des grognements parvinrent à ses oreilles, révélant les seules créatures s’intéressant à cet être. Il se tourna pour apercevoir deux coyotes, qui se dirigeaient dans sa direction. Yurushi pencha la tête sur le côté, aucune émotion sur le visage.

- Vous aussi vous voulez me voir mort, n’est-ce pas? Dit-il avec calme. Soudainement, ses yeux s’agrandir et il cria de toutes ses forces : Mais vous ne l’aurez pas! Elle m’appartient.

Sur ses mots, ses yeux se remplirent de larmes, coulant à grand flow le long de ses joues. Il se mit à courir le long de la rivière à pas de course, lents, révélant sa fatigue, autant physique que psychologique. Les chiens le suivirent et le rattrapèrent en peu de temps. Un des deux le mordit à la jambe droite, ce qui fit tomber le jeune dans un grognement de douleur. Il le regarda, le visage dur et se redressa avant de lui planter ses doigts dans les yeux. Enchaînant ses mouvements, il se roula dans l’eau, espérant décourager ses agresseurs. Il nagea aussi rapidement qu’il put, plongeant sa tête sous l’eau pour cacher sa présence à maintes reprises. Sans regarder derrière lui, il nagea jusqu’à la rive la plus proche. Dû à la proximité, Yurushi savait qu’il était toujours sur le territoire des dénartans. Une autre plaine. Tranquille : pas de traces de chiens ou autres créatures qui voulaient sa peau. La respiration du dénartan était saccadée, essoufflé par le surplus d’adrénaline soutenu lors de sa nage pour sauver sa vie. La sienne, à lui. Ses yeux recommencèrent à picoter. Il en déduit que seulement lui, et lui seul, pouvait protéger son cœur qui bat… Il cria de rage, de désespoir et de solitude. Yurushi voulut se couvrir sous les arbres pour la nuit, mais même ces derniers ne voulaient pas de lui. Aucune forêt n’était à porter de vue. Il marcha donc dans l’herbe, mouiller jusqu’aux os. Le vent froid de l’hiver approchant le frigorifia, frappant son visage à grands coups de fouet. Il enleva ses bottes et son chandail. Certes, il serait plus exposé au vent, mais l’eau sur son corps sècherait plus vite, évitant une morsure encore plus poignante… du moins, c’est ce qu’il croyait. Il marcha, marcha, puis marcha, sans rien trouver. Ses paupières se fermaient inconsciemment. Puis il marcha. Et tomba de fatigue dans de longues herbes.

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Yurushi se réveilla en sursaut. Était-il mort? Il regarda autour de lui. Une tente? Des couvertures? Un oreiller? C’était ça la vie après la mort… définitivement moins pire que ce qu’il imaginait. Il se pinça. Légère douleur. Étrange. Quelqu’un entra. Une femme. Des oreilles pointues, la peau grisâtre, une queue. Yurushi se frotta les yeux, n’écoutant pas ce qu’elle venait de dire. Il répondit seulement, en ouvrant de nouveau ses yeux :

- Attendez. Une femme, oui. Des oreilles pointues, non. Une queue, non. Une peau grisâtre… Mais qu’êtes-vous? Un guide de la mort? Supposa-t-il, les yeux écarquillés, sans crainte devant son nouveau destin.

Elle se mit à rire. Un rire cristallin, d’une beauté et d’une pureté qu’il n’avait jamais entendue. Il tendit sa main pour toucher son bras, mais elle était trop loin. Trop loin comme tous ses rêves.

- Je m’appelle Krystina. Je suis née de l’union d’un Schim, mon père, et d’une elfe, ma mère. Cela fait donc de moi une « Gardienne ». Mais à voir ta tête, tu ne dois pas sortir beaucoup de chez toi, Dénartan.

Yurushi la dévisagea. Une « Gardienne ». Son inconscient accepta donc l’idée du guide dans la mort : « sa » gardienne.

- Où suis-je? Mort?

- À Joriko. Et non mon chou, tu es bel et bien vivant. Un de mes bons amis t’a trouvé couché à moitié nu dans l’herbe la nuit passée. Il s’est surement dit : « Ah, pourquoi pas un junkie dans nos rangs, ça pourrait être intéressant! ». Bah, étant de bon cœur, je ne t’ai pas laissé dans le désert, je t’ai prêté ma tente pour que tu puisses dormir. Et, la vache, que tu as dormi! Petit, ne boit plus jamais autant, c’est pas sain, tu sais.

Parlaient-ils vraiment la même langue? Les mots étaient compréhensibles, une langue que son maitre lui avait enseignée : l’elfique. Mais… quoi? Il la fixa incrédule. Son attention n’avait conservé que quelques mots, lui révélant qu’il n’était pas mort. Il prit une grande respiration, frotta son bras, ne sachant pas quoi faire, quoi dire, quoi penser, quoi devenir.

- Hé oh! Je te parle. Krystina appel le dénartan. Tu faisais quoi dans la forêt?

Il sursauta sous la voix puissante de cette étrange créature. Il regarda le sol, attendant une bonne minute avant de répondre à la question. Ce souvenir semblait lointain, irréel. Il n’arrivait toujours pas à croire que son père l’aille… exilé. Avec une voix vide et systématique, il répondit finalement à la question.

- Je suis Yurushi Aito. Je vivais à Kagéma avant que… que…

Ses yeux picotèrent, se remplissant d’eau. Sa poitrine se serra, rendant sa respiration maintenant difficile. Krystina vint s’asseoir à côté de lui. La rumeur était donc vrai : Les Aitos avaient rejeté leur fils aîné… Et les cornes imposantes de Yurushi confirmaient son sang royal et pur. Hurlunya, l’ami Chasseur de Krystina, en avait entendu parlé. Elle mit sa main sur celle de Yurushi, qui la regarda surpris par ce contact. Ses yeux améthyste scintillaient sous les larmes glissant tranquillement sur ses joues. La peau douce et chaude de sa gardienne ne fit qu’augmenter son sentiment de solitude. Il aurait tant aimé jouir d’une telle douceur, ne serait-ce qu’une seule fois : une main chaude et rassurante sur la sienne qui lui laissait croire qu’il n’était plus seul. Le dénartan prit donc une grande inspiration, contrôlant ses larmes et, par le fait même, le torrent d’émotions traversant son corps. Soudainement, la femme l’embrassa et le plaqua en même temps au sol. Le dénartan ne sut comment réagir. Son premier baiser prit par sa gardienne dans la mort…

- Je suis désolée pour ce qui t’ai arrivé. Je n’aurais jamais pensé tomber sur un prince, malgré l’indice laissé par tes cornes… jolies et grandes. Dit-elle en allant glisser ses doigts sur ces dernières.

Le dénartan sentit la chaleur montée jusqu’à ses joues, maintenant colorées d’un joli rouge, reflétant sa gêne. Il la repoussa violement, puis s’assit les jambes croisées. Il bégaya des excuses. Il essuya rapidement, du revers de la main, ses larmes asséchées sous la surprise. Elle rit, de ce rire cristallin, qui était comme une mélodie à ses oreilles. Le prince passa sa main dans ses cheveux, gêné.

- Maintenant que tu n’as plus de famille, ces mots sonnèrent aux oreilles du jeune adulte comme un coup de couteau au ventre, construit toi en une. Vie, Yurushi! Et j’ai quelques méthodes naturelles pour t’aider à te calmer et te permettre de réfléchir avec sang-froid, dit-elle en chuchotant la fin de sa phrase à l’oreille.

Il posa sur elle un regard interrogateur. Elle sourit et ricana avant de retourner l’embrasser.

- Laisse-toi aller, bel homme, dit-elle simplement avant de coller son corps au sien, le forçant légèrement à se coucher.

Yurushi se laissa faire, ensorcelé par la beauté et par la douceur de sa compagne. Cependant, son corps se mit en état de panique. Il se redressa vivement, retombant au sol sous une douleur aiguë à sa jambe droite. Il réalisa qu’il avait été mordu. Sa plaie était couverte d’un pansement blanc. Elle le regarda, déçue de sa réaction. Elle se leva à son tour.

- Yurushi, laisse-toi aider un peu, tu le mérites.

À ces mots, ses yeux s’emplirent de rage. Le mériter. Non.

- Je ne mérite rien. Je ne suis capable de rien. Je n’ai plus rien.

Elle mit une main sur sa bouche, puis le prit dans ses bras. Une chaleur simple. Tellement simple, mais bénéfique et précieuse. Chose que tous être vivants avaient besoin. Chose que Yurushi avait cherché depuis sa plus tendre enfance. Il se mit à pleurer, hoquetant dans ses sanglots puissants. Il pleura ainsi plusieurs minutes, serrant Krystina dans ses bras. Finalement, elle invita Yurushi à se rasseoir sur les couvertures étendues au sol. C’est qu’il fit. Elle sortit quelques minutes de la tente. Son corps lourd et engourdi lui donnait la sensation de ne plus exister. Voulait-il réellement préserver une telle vie? Krystina entra de nouveau dans la tente et se rassied, tirant Yurushi de ses pensées. Elle lui tendit une boisson chaude.

- Un thé blanc.

Il hocha la tête et prit une gorgée. Empoisonné? Bah, il s’en fichait du résultat. Le goût de bleuets lui chatouilla le palais, éveillant positivement ses sens. Il jugea le thé. Décidemment, tant de bonté, cela ne pouvait pas être réelle.

Une tête semi-humaine et semi-oiseau traversa l’ouverture de la tente pour venir crier le nom de « sa » gardienne. Yurushi sursauta, renversant le thé sur lui. Il se releva rapidement en sentant la douleur créée par le liquide chaud renversé sur sa peau couverte seulement d’un pantalon gris. Une douleur aiguë traversa sa jambe droite, ce qui le fit grimacer de douleur.

- Je te dis, un vrai lapin! Mentionna la voix forte de l’intrus.

L’attention de Yurushi se porta soudainement sur les paroles de l’inconnu. La langue officielle des dénartans. Il regarda Krystina, incrédule qu’elle aille comprit et, surtout, qu’elle lui réponde dans le même langage.

- Ne te méprend pas, j’ai pas réussi.

Elle se leva, puis posa son regard sur Yurushi… un regard dur et sévère, contrastant avec sa douceur et sa chaleur qu’elle avait démontré plus tôt.

- Allez, viens le nouveau, c’est l’heure, dit-elle d’une voix plus solide, mais tout aussi joviale.

L’heure? Yurushi ne comprenait pas. Il eut un violent mal de tête. Seul ses paupières lourdes trahissaient sa douleur. Après s’être montré aussi vulnérable devant Krystina, il ne voulait point en ajouter, par orgueil. Malgré cet envie de fermer les yeux, il les força à rester ouvert, surveillant l’oiseau humanoïde. Une certaine crainte était née en lui. Une gardienne de la mort, puis lui c’était quoi?

- Allons, chérie. Il ne va pas te manger, sauf si je lui en donne la permission, dit-elle sur un ton malicieux. Montre-nous de quel bois tu te chauffes. Sors d’ici et prouve-toi que tu es un homme, un vrai. Sois fier de toi malgré tes échecs. Sinon, si tu n’as pas envie d’essayer, pars, simplement, termina-t-elle dans un haussement d’épaules.

Yurushi soupira, sachant très bien qu’il devait devenir plus fort… mais plus fort pour quoi? Seulement pour rester vivant, comme il se l’était promis dans la forêt. Un frisson de peur et de honte lui traversa l’échine. Affronter ce qui se trouvait à l’extérieur, il le devait. Non, il le voulait! Plus que tout. Il prit donc une profonde inspiration et sortit peu de temps après Krystina.

Jamais il ne se serait attendu à voir le spectacle qui l’attendait à l’extérieur de la tente. Des êtres pour le moins très, voir extrêmement, bizarres marchaient dans les rues : de gigantesque à petite taille; queue, oreilles pointues, poilu, ailé…; peau de tous les couleurs inimaginables; aucune tenue vestimentaire classique. La curiosité et l’étonnement le figèrent sur place. Il aurait voulu que ses yeux retiennent tout ce qu’il voyait. Malgré les bruits environnants, c’était paisible et apaisant. C’est le cri perçant que poussa Hurlunya en s’envolant qui le tira de ses pensées. Il vit « sa » gardienne s’éloignée, marchant fièrement, la tête haute, le sourire aux lèvres, à travers ce petit village principalement composé de tentes, également de toutes les grosseurs. Le dénartan fit quelques pas de course pour aller rejoindre son guide. Tout semblait tellement normal, étrangement normal. Le soleil, haut dans le ciel, réchauffait sa peau. Une douce chaleur s’infiltrait dans son corps, lui donnant envi de rebâtir sa vie dans ce village où tout n’était que mystère, inconnu et paix.
À la lisière de la ville, Krystina s’arrêta devant un immense rocher, qui faisait au moins quatre fois sa grandeur.

- Qui est plus grand ? demanda-t-elle, très sérieusement, regardant vers le sommet du rocher.

Yurushi ricana, incrédule. La réponse était simple pourtant. Quel drôle de question…

- Mais, le rocher, bien sûr.

Elle le regarda, avant de lever la tête pour regarder vers le haut.

- Qui est le plus fort entre moi et toi?

Yurushi se sentit déconcerter et perdu. Où voulait-elle en venir?

- Je ne sais pas. Le résultat d’un duel pourrait nous permettre de répondre à cette question.

La gardienne se tourna vers Yurushi, un sourire fier aux lèvres.

- Je suis plus grande que ce rocher, car je suis plus intelligente et plus rapide, et je peux me montrer également plus imposante grâce à mon charisme et grâce aux tâches que je suis capable d’accomplir. Et je suis plus forte que toi, parce que, peu importe le résultat du duel, j’ai plus confiance en moi. Suite à ma défaite, j’évaluerais tes points faibles et profiterais de ton sentiment d’invincibilité pour te tuer. Voilà les mots d’une gagnante. As-tu envie de gagner? D’être plus grand que tout, plus fort que tout, plus malin que tout et plus tout que tout.

Yurushi la regarda avec admiration. Ces mots le raisonnèrent comme jamais. Oui, il en avait envi. Il voulait plus que tout être vu autrement qu’un moins qu’un rien, minable, indigne… L’exilé regarda le sol, sentant les larmes montées et son cœur défoncé sa poitrine.

- En as-tu envie? Répéta-t-elle devant l’attente de Yurushi.
 
« Oui », ce dit-il à lui-même, incapable de l’extérioriser par la retenue de ses émotions.

- EN AS-TU ENVIE, YURUSHI? Cria-t-elle.

- OUI, cria-t-il en éclatant en sanglot. Oui, j’en ai envie, je le veux, marmonna-t-il ensuite, essuyant ses larmes de plus en plus nombreuses qui coulaient le long de ses joues.

- Alors soit le, Yurushi Aito. Soit un grand homme que personne ne peut surpasser, dit-elle avec un sourire amical.

Sachant que ce jeune dénartan n’avait nul part où aller et qu’il pourrait se révéler être un allier de taille, elle avait pris la décision, en entrant dans la tente, plus tôt, de l’entraîner et d’en faire un guerrier. Elle avait la chance de remodeler son esprit fragile et brisé. Krystina le savait très bien. Elle avait la ferme intention d’en profiter!

- Vouloir, c’est pouvoir. Rappel toi cette phrase.

Une petite graine d’espoir germa dans l’esprit de Yurushi. Cependant, le sentiment d’en être incapable assombrissait cet espoir. Il avait essayé depuis tant d’années. Il hocha la tête, regardant vers « sa » gardienne, laissant ses larmes interminables coulées jusque sous son menton avant de tomber au sol.

- Je vais t’entraîner. Soit prêt. Nous allons commencer…, dit-elle sérieusement, après un succulent repas, le ventre plein à ne plus être capable de bouger! Dit-elle gaiement en posant sa main sur l’épaule du dénartan.

Lentement et en silence, Yurushi retourna avec Krystina au cœur du village. Elle l’invita dans une tente plus foncée et plus grande que les autres.

- Deux bières, Charlie! dit-t-elle en s’asseyant à une des huit tables rondes, suivis de son élève.

Les larmes du Yurushi avait cessé, laissant place à un visage d’enterrement et d’épuisement. Cependant, son âme était prête au changement. Elle bouillait d’envie sous les nouvelles conditions l’entourant : un entraineur avec qui il avait une meilleure complicité et une nouvelle vision de la force, de l’être et de la vie.


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Dernière édition par Yurushi Aito le Sam 7 Jan - 21:25, édité 2 fois
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Re: Soumettez-vous à votre roi: Yurushi Aito

Message par Reshax le Mar 5 Déc - 1:05

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