L'histoire de Morsus Partie 1

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L'histoire de Morsus Partie 1

Message par Morsus le Mar 20 Déc - 23:13

Chapitre 1: The secret

Depuis sa naissance, Dairiun avait toujours été rejeté par les autres. Il n’arrivait pas à s’intégrer parmi les siens. Pourtant, sa seule différence était sa couleur de cheveux. Il n’y avait beau ne pas avoir beaucoup d’Elf avec les cheveux de couleur noir corbeau et les yeux jaune serin, mais cela ne faisait pas de lui quelqu’un de complètement étrange. D’après les gens, il avait l’air moins Elf que les autres. Il avait pourtant les oreilles pointues comme tout le monde et il contrôlait la magie. Que lui fallait-il de plus?

Sa mère du nom de Lalwendeï arrivait toujours à calmer ces craintes. Elle avait les cheveux brun clair, limite châtain et les yeux de couleur vert-pomme. Ses yeux étaient fascinants à regarder et cela faisait sourire Dairiun qui se sentait alors moins différent. Cependant, elle avait beau le rassurer, le garçon se doutait qu’il y avait quelque chose de différent chez lui et il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il était loin de se douter que sa mère, lui cachait un terrible secret.

Lalwendeï était une Elfe respecté dans tout le village. Elle travaillait comme infirmière et assistante au médecin du village. Elle était également la meilleure shaman de sa région. On évitait alors de lui chercher des problèmes et beaucoup se tournaient vers elle quand il y avait quelque chose. Non seulement elle était très doué, elle était également une excellente confidente et les villageois avec une confiance aveugle en elle. Personne ne se doutait qu’elle avait fait quelque chose d’impardonnable.

C’était durant une journée d’automne, en parcourant la profonde forêt qui avoisinait le village, elle avait trouvé un soldat humain blessé et inconscient. Étant une âme charitable qui croyait en légalité de chacun, elle lui vint donc en aide.

Elle savait cependant que récemment il y avait eu un conflit entre Humain et Elf, alors elle trouva préférable de le garder caché dans la forêt. Elle lui construit alors, un abri invisible à tous les regards extérieurs et l’entreprit de le soigner.

Elle examina un peu le blessé avant de le déplacer. L’homme avait les cheveux noirs et les yeux de couleur noisette. Une lueur dorée semblait se mélanger dans ses yeux et cela rendait son regard envoutant. À sa grandeur, environ 1 mètre 93, ainsi qu’à sa musculature, il était évident qu’il faisait partie de l’armé Humaine. Sa blessure semblait importante et profonde, mais elle ne risquait pas de s’aggraver si elle le déplaçait. Malgré qu’elle ne mesurait que 1 mètre 72, elle le souleva aisément et le porta un peu plus loin pour ne pas être trop près des sentiers.

Quand l’humain reprit enfin conscience, sur le coup, il crut avoir été capturé. Il c’était redressé cherchant son arme pour attaquer la femme qui se trouvait près de lui. Il ne trouva son arme nul-part et l’Elfe tenta de le calmer. La douleur le paralysa un instant et il se rendit bel et bien compte qu’il avait été soigné. Il se calma donc et elle l’aida à se rassoir.

Au début, elle ne s’occupait de lui que par principe pour ne pas le laisser mourir alors qu’elle pouvait faire quelque chose. Elle ne restait cependant pas toujours avec lui. Elle revenait le voir jusqu’à trois fois par jour pour changer les bandages, le nourrir, lui donner un médicament pour aider à la guérison et l’aider à dormir. Ils échangeaient parfois quelques mots puis elle repartait une fois qu’elle avait terminé. L’atmosphère était tendue quand ils se trouvaient ensemble.

L’homme, voyant tout le travail qu’elle faisait pour lui, voulu essayer de rendre l’ambiance un peu plus détendu autour d’eux. Il commença alors de plus en plus à entamer la conversation. Au départ, l’Elfe n’était pas très réceptive. Il la remercia mainte fois sans réponse en retour. Un jour elle lui répondit sèchement qu’il n’avait pas besoin de la remercier, qu’elle ne faisait que l’aider par devoir médicale. Il lui sourit alors sans qu’elle ne comprenne pourquoi. Ce sourire l’agaça et elle lui demanda pourquoi il souriait ainsi. La réponse fût simple, c’était parce qu’elle lui avait enfin répondu. Elle resta quelque seconde surprise, puis voyant qu’il était vraiment heureux de son coup, elle soupira sans rien ajouter et quitta l’abri.

Les jours suivants, il la salua poliment et sembla plus ouvert avec elle. Elle répondait très peu à ce qu’il disait, mais qu’elle réponde de temps en temps était tout ce dont il avait apparemment de besoin. Il se trouva à être du genre gentil et très galant. Il était respectueux avec elle, même si elle lui répondait sèchement et qu’elle ne lui montrait aucune appréciation à être avec lui.

Elle finit tout de même par s’habituer et le salua quand elle venait le voir. Elle n’affichait pas le même sourire, mais elle lui rendait la politesse. C’est un jour où il parla tout seul en grosse conversation avec elle, mais seulement dans un sens, qu’il arriva sur un sujet qui piqua la curiosité de la jeune femme. Il parla des techniques médicales humaines. Elle le regarda, lui posant des questions sur le pourquoi de leurs méthodes. L’homme sourit de nouveau, heureux de pouvoir enfin avoir une vraie conversation avec elle. Il lui expliqua ce qu’elle voulait savoir et en retour, elle expliquait leur façon à eux, les Elfs, de pratiquer leur savoir.

Elle parla avec lui le restant de la journée. Parfois elle le jugeait un peu ne croyant mot de ce qu’il disait, parfois elle trouvait que c’était complètement stupide et d’autre fois c’était complètement étonnant. Elle riait quand ce qu’il disait semblait ridicule et elle semblait compatir avec lui quand il aborda des sujets un peu plus difficiles. Ils se retrouvèrent à avoir plusieurs points commun.

Durant les jours qui suivirent, elle avait complètement changé d’attitude avec lui. Elle était devenue une autre personne. Elle était gentille, elle le salua en arrivant, affichait un beau sourire et ses visites duraient de plus en plus longtemps. Elle commença même à manger ses repas avec lui. Ils avaient une vraie complicité. Elle lui parla alors de tout et n’importe quoi et ils s’échangèrent leurs opinions sur un tas de sujets. Les jours où elle venait le voir et qu’elle ne semblait pas aller bien, il prenait soin d’elle, lui remontait le moral et écoutait ses tourments. Elle faisait la même chose avec lui. Ils vinrent à craindre le jour où l’humain devrait partir. Plus les jours avançaient, plus ils semblaient triste et plus ils se rapprochaient.

Ils finirent par se présenter officiellement un à l’autre. Il se nommait Shane et il approchait maintenant les 28 ans. Elle trouva impressionnant de le savoir aussi jeune et d’avoir l’air aussi adulte. Elle apprit rapidement qu’en équivalence, il avait pratiquement le même âge. Elle avait 142 ans. Ils prirent donc le reste de la journée pour apprendre à se connaitre d’avantage. C’est durant cette soirée, comme elle l’avait fait quelque fois où elle avait décidé de rester dans l’abri avec lui pour la nuit, que se produit l’irréparable. Ils passèrent la nuit ensemble comme si sa serait la dernière et ce fût ainsi pour les derniers jours qu’ils passèrent ensemble.

Un jour alors qu’elle se rendait à l’abri, elle se rendit compte qu’elle était suivit. Prit par l’angoisse, elle se promena simplement dans la nature comme si c’était la chose la plus banale. Elle avait l’habitude de toujours trainer un panier avec elle. Elle ramassa donc des fruits, des plantes, des noix, des fleurs et quelques ingrédients qu’elle pouvait utiliser pour faire des potions. Elle faisait mine de ne pas s’être aperçue qu’elle était suivit. Elle s’arrêta même pour piqueniquer. C’est à ce moment que l’espion fit son entrer comme si rien n’était.

Elle fit mine d’être surprise de le voir et qu’elle c’était cru seule. Elle prétendit qu’il lui avait fait peur et lui il fit mine de s’excuser. Il expliqua qu’il se promenait dans la forêt et que soudainement il l’avait croisé. Il c’était demandé ce qu’elle pouvait faire assise par terre en pleine forêt. Elle lui sourit. Ils se connaissaient bien et elle savait qu’il essaierait de la faire parler. Mais elle continua d’agir comme si elle n’avait rien fait de mal. Elle l’invita à manger avec elle comme pour montrer qu’elle n’était pas pressée et qu’elle avait du temps à tuer.

Ce ne fut pas long avant qu’il aborde le sujet que tous les deux faisaient mine de ne pas être au courant. Il lui dit qu’elle semblait beaucoup aimée être dans la forêt ces derniers temps. Elle sourit puis le regarda. Elle répondit d’une voix douce qu’elle se sentait nostalgique c’est temps-ci et que se retrouver près de la nature, l’aidait à se recentrer sur elle-même. C’était à moitié la vérité, mais puisqu’elle semblait triste, il soupira et lui dit avoir compris ce qu’elle ressentait.

L’homme Elf se releva et elle fit de même. Elle le salua et lui dit qu’elle allait retourner marcher. Elle ramassa ses choses et doucement, elle changea d’apparence pour devenir un faucon. Elle le regarda une dernière fois avant de s’envoler trainant le panier avec elle. Elle s’envola haut dans le ciel et de ses yeux, elle vit qu’il la suivait toujours. Elle l’entraina plus loin de l’abri avant de subitement faire un grand Arc et de rebrousser chemin rapidement. Elle piqua du nez droit sur la cachette qu’elle avait construite.

C’est en trombe qu’elle entra dans l’abri et qu’elle reprit rapidement sa forme Elfique. Elle plaqua rapidement une main sur la bouche de l’humain lui faisant signe de ne pas parler. Comme pour appuyer son attitude, l’espion passa près de l’abri sans la voir et semblait chercher quelque chose dans le ciel. Il passa son chemin et ce n’est qu’au bout de plusieurs minutes que la jeune femme se permit de se détendre. Elle expliqua à l’homme ce qui c’était produit et il comprit rapidement le risque qu’elle avait pris pour venir le prévenir. Elle passa tout de même le restant de la journée avec lui.

Ils partagèrent une dernière nuit ensemble comme ils l’avaient fait dernièrement et l’homme, se sentant beaucoup mieux, quitta avant l’aube promettant de revenir la voir un jour quand le conflit serait réglé. Ils se promirent se même lieu de rendez-vous et il marqua même un arbre à proximité d’une petite croix.

L’Elfe pleura toute la journée, elle se sentait vide comme si quelque chose lui avait été arraché. Comme si une partie d’elle l’avait quitté. Son cœur se débattait dans sa poitrine et elle avait l’impression d’avoir fait la plus grosse erreur de sa vie en ne partant pas avec lui. Son âme en souffrait tout autant que son cœur. Elle finit par sortir de l’abri seulement qu’au bout de trois jours. En arrivant près du village elle se demanda ce qu’elle allait bien pouvoir dire. Elle se doutait qu’on lui poserait des questions sur son absence. Elle soupira et regarda le sol. Elle se coucha par terre et se roula le plus possible s’ébouriffant les cheveux dans les feuilles mortes et une fois qu’elle se releva, elle y planta un petit bout de bois pour compléter le tout.

Comme elle s’y était attendu, quand elle sortie de la forêt, les gens qui la vit se regroupèrent vite autour d’elle lui demandant si elle allait bien et où elle était passé. Ils étaient inquiets et ils avaient eu peur de l’avoir perdu. Elle acquiesça un sourire qu’elle voulu faire croire difficile alors qu’elle prétendait avoir mal à la tête. Elle s’excusa. Elle leur racontait qu’elle survolait les environs alors que soudainement quelque chose avait attiré son regard. En s’approchant, elle était entrée en transe avec des esprits et elle s’était donc écraser entre les arbres. Les autres Elfs remarquèrent qu’elle était épuisée. Deux amis l’aida donc à retourner chez elle et l’y installa pour qu’elle se repose.

Soudainement, au bout de plusieurs jours, elle se réveilla avec de terribles nausées et des migraines. Elle crut simplement que c’était parce qu’elle ne mangeait pas beaucoup ces derniers temps. Malgré cela, elle eut beaucoup de difficulté à se préparer à manger puisque l’odeur de la nourriture accentuait ses nausées. Elle alla se laver le visage à l’eau froide et ce n’est qu’en se regardant dans la glace qu’un éclaire lui traversa l’esprit. Elle se rendit rapidement au salon puis traça une sorte d’étoile sur le sol en plein milieu de la pièce. Elle y mit une chandelle à chaque pointe et y étendit quelque pétale de fleur séché à l’intérieur du dessin. Elle se coucha au centre après avoir bu une boisson chaude à base d’herbe. Elle ferma les yeux et son corps entra en transe automatiquement. Elle fut propulsée hors de son corps. Elle se retourna pour se regarder et elle y vit ce qu’elle craignait. Il petit filament d’âme brillant de plusieurs couleurs semblait attacher et flotter au-dessus de son ventre. Elle y toucha des doigts et le filament était chaud.

Elle retourna alors vite fait dans son corps et resta immobile sur le sol quelques instants avant de se mettre à pleurer. Elle se sentait stupide et ne savait plus quoi faire. Elle était maintenant enceinte d’un enfant dont le père était Humain et qui en plus serait absent. Devait-elle le garder? À qui pouvait-elle en parler? Qu’est-ce que les gens diraient? Les rumeurs circulaient vite ici et on finirait bien par découvrir qu’elle n’avait pas fréquenté personne dans le coin. Elle songea alors plus sérieusement à un avortement, mais soudain, juste l’idée la faisait trembler. Elle ne voulait pas se débarrasser de cet enfant qui était le plus précieux des cadeaux que son véritable amour aurait pu lui donner. À cette penser, elle sût que son choix était fait. Elle essuya ses larmes, se redressa, nettoya le salon, fit ses baguages et elle sortit de chez elle. Elle alla voir ses amies ainsi que le médecin et prétendit qu’elle devait se rendre chez l’une de ses sœurs dans un village voisin. Sa sœur était enceinte et puisqu’elle était très inquiète, Lalwendeï irait donc prendre soin d’elle le temps de la grossesse.

Elle se rendit donc chez sa sœur comme prévue. Cette dernière, Vairë (la tisseuse), malgré la surprise de voir Lalwendeï à l’imprévue, l’invita chez elle. Elles discutèrent un moment de la raison de sa venue et lorsque la shaman avoua à sa sœur être enceinte, celle-ci lui posa mille et une questions sur le père et les évènements. Cependant, la future maman ne dit rien sur son aventure avec l’homme, mentionnant simplement que le père n’était pas revenu de la guerre. Elle mentionna que cela ne faisait pas très longtemps qu’elle avait un compagnon et qu’elle était nerveuse de vivre une grossesse seule alors que l’homme n’était pas là pour la soutenir.

Vairë accepta finalement que Lalwendeï reste chez elle pour ainsi la soutenir et l’aidé durant sa grossesse. Les mois de conception furent difficiles mais la future maman en connaissait un rayon sur les meilleures potions et breuvage pouvant diminuer les maux d’estomac et les hauts de cœur. Elle n’avait pas tant de difficulté à contrôler ses sautes d’humeurs et son appétit n’avait pas tant changé sauf si ce n’était qu’elle avait toujours faim pour un mélange de framboise et de pain. Elle n’avait jamais été aussi heureuse de connaitre la recette pour de la confiture de framboise. Parfois, sans qu’elle ne comprenne vraiment et qui laissait sa sœur perplexe, il lui prenait l’envie atroce de manger de la viande. Déjà que ce n’était pas très commun, car il n’y avait que dans les temps de chasse que les Elfs se donnaient le droit à cette luxure, mais aussi ils ne faisaient jamais d’excédant puisqu’ils respectaient la vie de chaque être vivant, ce n’était pas non plus ce que les Elfs préférait le plus niveau alimentation. Ils ne se permettaient de chasser qu’après les saisons hivernales. Puisqu’ils suivaient un régime durant l’hiver, considérant qu’il y avait moins de fruits et de légumes, ils se redonnaient des forces en se nourrissant d’aliment plus riche.

Ce fût donc le plus difficile pour Lalwendeï, déjà qu’elle devait assouvir sa faim de viande de façon outrageuse, elle devait également se limité sur sa consommation de framboise et de pain. L’hiver allait rendre sa grossesse difficile. Avant qu’il ne soit trop tard, elle avait supplié Vairë de l’aidé à récolté le blé pour faire du pain et trouvé un maximum de framboise pour en faire de la confiture. Sachant qu’elle ne vivrait pas en paix tant que cela ne serait pas fait, la sœur de la jeune mère aida donc cette dernière à trouvé ce dont elle avait de besoin.

Ce fût éprouvant pour les deux femmes, mais l’accouchement arriva plus rapidement qu’elles ne l’eut cru. C’était un 6 mai et Lalwendeï savait qu’il était encore un peu tôt, elle était quelque peu inquiète. Cependant, son intuition lui disait que tout allait bien se passer. Vairë était allée chercher le médecin du village ainsi qu’une sage femme. Cette dernière fit boire une concoction originale à la future maman. Celle-ci fût réticente au départ ne connaissant pas ce mélange mais changea rapidement d’idée lorsque les contractions devinrent plus violentes. Elle décida qu’elle n’argumenterait pas sur le travail des autres et qu’elle leur ferait confiance pour la suite des opérations.

La potion eut comme effet d’engourdir quelque peu les sens afin de limite la douleur causée par les contractions. Après près de 3 heures, à 23h45, le bébé fût enfin sorti de sa mère. Ne réagissant pas à son nouvel environnement, le médecin appuya le nouveau né contre son avant bras déposant la tête à l’intérieur de son coude avant de donner quelques petites tapes sur les fesses de l’enfant. Ce dernier, ressentant les coups grâce à ses capteurs nerveux qui l’alarmèrent que ce n’était pas habituel, se mit à hoqueté et toussa le liquide amniotique hors de ses poumons avant de pousser ses premiers pleurs. La sage femme prit le nouveau née et le lava avant de l’enveloppé dans une couverture et de le tendre à la mère. Celle-ci, en voyant son fils, se mit à pleurer. Elle songea sur le moment que Shane aurait été heureux d’apprendre qu’il avait un fils. Elle pleura d’avantage profitant d’être déjà sur le coup des émotions, versant les larmes de son sentiment de solitude. Elle avait beau être auprès de sa sœur, elle se sentait qu’il lui manquait quelque chose suite au vide que l’homme avait laissé en la quittant pour retourner parmi les siens. Elle sourit finalement en regardant son fils. Elle ne serait plus seule maintenant et elle chérirait le plus beau cadeau qu’on avait pu lui donner. Elle appela son garçon Dairiun qui veut dire ombre de la nuit. Puisqu’il était n’était né tard dans la nuit et que personne connaissait l’histoire de sa venu au monde. Elle l’embrassa sur le front avant de s’endormir doucement.

Après l’accouchement, Lalwendeï prit son temps à se remettre des évènements et resta encore quelque semaine chez Vairë. Elle l’aida à la maison et faisait tout pour ce rendre utile afin de la remercier d’avoir tant fait pour elle. De plus, quel charme, Dairiun ne semblait pas être un bébé bruyant puisqu’il ne pleurait pas beaucoup et qu’il faisait entièrement ses nuits. La jeune mère retourna finalement chez elle lorsque le garçon eut près de deux mois.

Une fois de retour à son village, tous furent heureux de revoir Lalwendeï. Une tension qui avait élu domicile sur le village se dissipa maintenant que la sage femme, infirmière et shaman du village était enfin de retour. Les villageois ne manquèrent pas de la mettre au courant de tout ce qui c’était passé en son absence. Ce n’est que lorsque l’énergie des retrouvailles fut calmé que l’on remarqua finalement l’enfant. Soudainement, une horde de question s’abattit sur la jeune maman. Celle-ci étala un mensonge pour ainsi protéger la vie de son fils. Elle leur raconta qu’elle avait rencontré un vieil ami dans le village ou vivait sa sœur et qu’ils étaient tombés amoureux. Ils avaient décidé de vivre ensemble mais pour des raisons de famille et de travail, il n’allait pas venir vivre au village avant un moment. Les gens furent d’abords surpris et un peu songeurs, mais au final, ils furent heureux pour la jeune femme qu’elle aille enfin trouver l’amour, de plus qu’elle semblait réellement heureuse.

Dairiun grandi alors parmi les autres enfants Elfs du village. Il avait des amis, mais certains ne l’acceptait pas à cause de ces différences. Il avait les cheveux noirs et les yeux jaune serin, pour le reste, il comportait tout d’un Elf. Les gens ne se doutaient donc pas de son origine semi-humaine. Il démontra les mêmes capacités et aptitudes des Elfs au plus grand bonheur de sa mère.

C’est à l’école que cela fut un peu plus difficile, il en était la risée et le peu d’amis qu’il avait, le laissèrent tombé pour ne pas se faire intimider à leur tour. Sa mère le consolait tous les soirs lui donnant tout l’amour qu’elle pouvait donner. Dairiun l’adorait. Elle le prenait dans ses bras, le serrant fort en lui disant qu’elle l’aimerait toujours et à chaque fois, il pleurait. Il lui parlait toujours de ses inquiétudes et il disait vouloir rester avec elle. Il voulait l’aider et oublier les autres car ils n’étaient pas importants pour lui. Elle était la seule qui importait pour lui et elle était même sa meilleure amie. Malheureusement, Lalwendeï lui disait qu’il devait étudier à l’école. Elle le consola, qu’un jour il se ferait des amis qui se moqueraient complètement de sa différence. Elle lui proposa non-sérieusement de lui teindre les cheveux mais il refusa catégoriquement. Il ne voulait pas se rabaisser au niveau des autres. Cette réponse la fit sourire. Elle lui dit alors de devenir doué durant les cours et ainsi impressionner ses camarades. Ils verraient alors à quel point ils étaient moins doué que lui et voudraient alors tous être son ami. À son tour, il pourra alors leur dire que ça ne l’intéressait pas. Dairiun promit de devenir un grand mage pour leur en mettre plein la vue.

Le lendemain, Lalwendeï alla faire une plainte à l’école. On lui promit de garder un œil sur son fils. Ce dernier, de son côté, plongea dans les livres et dans les cours à fond. Il se concentra sur le plus important et il en apprenait beaucoup par lui-même. À la maison, sa mère lui enseignait tout ce dont elle savait. Autant l’utilisation des plantes, que faire des potions et même quelques sorts.

………

Lorsqu’il eut 10 ans, Dairiun pu enfin passer l’examen qui allait déterminer quel genre de mage il pourrait devenir. Lorsqu’il sût qu’il pourrait devenir shaman, il fût plus qu’heureux et décida donc d’emprunté cette voie comme sa mère. Après sa décision, il passa un second examen qui allait déterminer son animal totem. Il savait que sa maman avait le totem du faucon et il espérait lui aussi être choisit par ce dernier.

Il regarda le magicien devant lui qui faisait danser les flammes d’un feu au centre de la pièce, où ils se trouvaient seulement tous les deux. Les flammes se détachaient en de longues et gracieuses vagues. Elles s’entremêlèrent en un tourbillon de tentacules rougeoyants. Soudain, des formes commencèrent à se détacher et à danser autour du feu. Les animaux totems se manifestaient et tournaient autour du feu en harmonie. Une fois qu’ils furent tous apparu, ils se détachèrent du centre et tournèrent chacun leur tour autour de Dairiun, avant de s’évanouir dans l’air en million de petites étoiles. Quand le faucon disparu, le semi-Elf fût quelque peu déçu mais une curiosité s’empara de lui de savoir maintenant, quel serait son totem. C’est le loup qui fit quelque tour autour du garçon avant de s’arrêter devant lui et de faire une révérence. Le jeune homme fit de même. Une part de ce dernier était contente, mais un autre était quelque peu déçue de ne pas être comme ça mère.

Lorsqu’il sorti du bâtiment, statuette de son animal en main, il retourna chez lui. Lalwendeï s’empressa de connaitre le verdict. Dairiun fût heureux de dire à sa maman qu’il allait être shaman. Celle-ci fût aux anges, mais son fils ne pût cacher sa déception quand il lui annonça quel était son totem. La jeune femme lui prit les mains et lui remonta le moral. Elle lui parla de ce qu’il pourrait apprendre et que puisque qu’ils n’avaient pas été désignés par le même animal, il pourrait peut-être même lui apprendre des choses. Un jour ils pourraient même former une équipe.  De plus, il pourrait épater tout le monde avec les tours qu’il apprendrait par lui-même et non qu’il aurait appris de sa mère. Au final, il fut de nouveau motivé. Il se remit à travailler dur à l’école et à l’apprentissage de sa première transformation.

Il avait beau être intimidé à l’école, Dairiun ne se laissait pas abattre et il pardonnait toujours ce qu’on lui faisait. Il voulait croire au bon fond des gens et se disait qu’ils étaient méchant simplement par jalousie. Il restait toujours très gentil avec ses professeurs et ses camarades mêmes si ces derniers ne faisaient que se moquer. Il savait, que bientôt, il pourrait impressionner tout le monde.

………

Durant l’année de ses 25 ans, il rencontra dans sa nouvelle classe, une Elfe dénommée Elwing (pluie d’étoile) aux longs cheveux blond attaché en queue de cheval, les yeux vert émeraude. Elle était mince et mesurait près de 1m 67. Dairiun, qui alors mesurait 1m 82, la dépassant d’une tête, n’avait pas fait attention à elle avant qu’elle ne s’avance vers lui. Au premier abord, il sembla au semi-Elf qu’elle était arrogante et prétentieuse.

« -C’est donc toi l’Elf noir? On dit que tu n’as pas d’âme, est-de vrai? »

Les amies qui accompagnèrent Elwing se mirent à rire. Dairiun les regarda les unes après les autres avant de grimacer et baisser la tête. Il releva alors les yeux et regarda de nouveau la jeune fille. Il répondit alors le plus sérieux à la question ignorant le fait qu’on se moquait de lui.

« -Si je n’avais pas d’âme, je ne pourrais pas être shaman. Donc ton information est fausse.

-Vraiment?! » S’exclama-t-elle soudainement. Tu es un shaman?!! Vraiment? C’est génial, c’est quoi ton totem? »

Dairiun fût surpris et aussi étonné que la bande de fille qui accompagnait Elwing. C’était tout un revirement de situation. Il répondit timidement à la question. La jeune Elfe semblait vraiment intéressé. Il se trouvait qu’elle aussi était shaman mais son totem était le cerf. Elle se mit donc à passer son temps avec Dairiun, échangeant avec lui ce qu’elle savait. Ses amies la laissèrent tombée, mais elle ne semblait pas s’en préoccuper. Quand le jeune homme s’en inquiéta, elle lui mentionna, que si ses amis la laissaient tomber, c’est que ce n’étaient que des amis superficiels et qu’elle n’avait, par conséquent, pas besoin d’eux. Le semi-Elf sourit prenant cette information comme un compliment.  

Ils devinrent rapidement bons amis et passait une bonne majorité de leur temps ensemble. Ils s’entraidèrent dans leur cheminement pour devenir de bons shamans. Lalwendeï les aidait au mieux de ses connaissances et leur apprenait tout ce qu’elle savait suivant pas à pas leur apprentissage.

Dairiun et Elwing se respectaient et s’appréciaient beaucoup. C’est alors, au bout de deux ans d’amitié, la jeune Elfe demanda au semi-Elf de devenir son copain. La jeune fille connaissait bien son ami et elle savait qu’il n’oserait pas lui demander pour ne pas lui attirer d’ennuie. Cependant, elle se fichait pas mal des autres et elle avait pleinement conscience des sentiments que le jeune garçon avait envers elle. Il fût nerveux de lui donner une réponse, mais alors qu’il y réfléchissait sérieusement sans rien dire, Elwing s’avança et l’embrassa. Elle le rassura lui disant que c’était vraiment ce qu’elle voulait. Finalement, en réponse, il l’embrassa à son tour.

Ils passèrent maintenant, la majeur partie de leur temps ensemble. Les parents d’Elwing connaissaient bien la tante de Dairiun et ils ne voyaient pas d’inconvénient à ce que leur fille aida la grande shaman du village si cela pouvait lui être bénéfique. Cependant, ils n’étaient vraiment d’accord avec la relation qu’avait leur fille avec le fils de Lalwendeï. Malgré qu’il n’ait pas l’air méchant, les parents de la jeune fille ne semblaient pas lui faire confiance. Ils ne dirent cependant rien pour ne pas attirer les foudres de l’infirmière du village. Après tout, les deux enfants ne faisaient rien de mal et leur relation n’avait pas l’air d’être des plus sérieuses.

Vers la fin de l’année scolaire, un groupe de garçon faisant parti de leur classe, abordèrent Dairiun. Ce dernier était, au départ, réticent devant leur soudain intérêt envers lui, mais, puisqu’il croyait au bon fond de tous et chacun, il était content que les autres le remarque enfin. Ils apprirent vite à se connaitre et lorsqu’Elwing devait s’absenter, le  groupe de garçon invitait le noiraud à passer du temps avec eux. Au bout d’un temps, même la jeune Elfe c’était joint à eux et elle semblait leur faire également confiance.

Pendant les vacances, les garçons décidèrent de faire une fête sur la colline à l’extérieur du village. Ce n’était pas très loin, mais juste assez pour ne pas déranger les villageois. Elwing ne pût malheureusement pas y être, mais Dairiun y alla tout de même. Ils s’amusèrent jusqu’à la tombée de la nuit. Ils avaient emporté de l’alcool et quelque collation pour leur petite fête. Ils s’amusèrent, plaisantant et rigolant sur des évènements qui c’était produit cette année dans leur classe. Ils racontèrent des anecdotes amusantes et des souvenirs. Ils célébrèrent leur amitié.

Alors que la soirée était bien avancée, les garçons parlaient maintenant de tout et de rien. Soudainement, la conversation dérapa sur les sujets sensibles. Lórindol (Tête d’or), qui était celui qui avait été désigné comme chef du groupe en quelque sorte, ce mit alors à parler d’Elwing. Il avait les cheveux courts de couleur blond, des yeux couleur doré et mesurait 1m 85. Il disait qu’il pourrait être le copain parfait de la jeune fille si Dairiun n’était pas là. Dairiun le regarda offenser. C’était une blague? Les autres garçons tentèrent de calmer l’ambiance en plaisantant sur le fait que leur ami avait trop bu, mais ce dernier ne lâcha pas l’affaire et devint plus amer. Il regarda le semi-Elf et l’accusa haut et fort d’avoir jeté un mauvais sort à la jeune Elfe, car pour aucune raison il aurait dû avoir une copine telle qu’Elwing. Il le traita de minable et lui dit qu’il aurait dû retourner se cacher dans le trou d’où il était venu.

Les autres garçons ne savaient plus comment agir et Dairiun bouillait devant les insultes de son ami. Il se retenait tant bien que mal de ne pas sortir de ses gonds, mais tout le monde avait peur des réactions d’un shaman, même si celui-ci n’avait pas terminé sa formation. Voyant que ses insultes semblaient faire mouches, l’autre garçon continua en ajoutant la raison de pourquoi il était devenu ami avec lui au départ.


«-Je me suis rapproché de toi pour me rapprocher d’Elwing. Je me demandais ce qu’elle pouvait bien faire avec un type comme toi. En réalité je crois que je sais. Elle te prend par pitié c’est évident. Si je n’avais pas décidé de te prendre dans ma bande, tu n’aurais toujours pas d’amis aujourd’hui. Ça doit être la même chose pour ta mère en fait, elle a dût avoir pitié... Je la plains la pauvre. Tu sais le nombre de personne qui lui ont tournés le dos après que tu sois arrivé. Tu devrais disparaitre, tu lui rendrais service. »

Dairiun n’en pouvait plus. Il se leva mais même s’il était fâché, il préféra quitter les lieux. Il n’eut pas le temps d’avancer beaucoup qu’on l’attrapa par le bras.

« -Tu veux pas entendre le reste?

-Arrête lâche le Lórindol! Dairiun n'écoute pas ce qu’il dit, il n’a pas toute sa tête.

-La ferme vous autre! J’ai encore deux, trois trucs à te dire racc-huan morë! (Maudit chien noir) Les parents de ta chère copine ne t’aiment pas, ils ne laisseront jamais un gars tel que toi vivre avec leur fille et tu sais qui va être là pour la cueillir. J’lui ferais des choses que t’imagine même pas. Elle m’appartiendra et elle t’oubliera parce que tu n’es rien…

-Mais arrête, ça suffit! Cria l'un des garçons derrière Lórindol.

-Pourquoi tu t’en mêle Maeglin (Œil vif)? Ça t’intéressait pas plus que ça au début d’être son ami et là, tu veux prendre sa défense.

-Au début c’était vrai, mais là, c’est différent. Ça a changé… Je… Je le considère vraiment comme mon ami alors… »

Il n’eut le temps que Lórindol le frappa en plein visage, mais à son tour il ne put le frapper de nouveau qu’une main l’arrêta et qu’il reçut un coup en plein visage à son tour.

« -Je ne te laisserais jamais posé la main sur Elwing, Lórindol! Elle ne voudra jamais d’une merde comme toi. Si tu la connaissais vraiment, tu devrais savoir qu’elle n’aime pas ce qui est superficiel! »

Lórindol se redressa rapidement et invoqua une dague d’environ 30 centimètres et la pointa vers Dairiun qui, sans plus attendre se transforma en loup noir et blanc d’une hauteur d’environ 1 mètre de haut. Les 4 autres garçons du groupes aidèrent Maeglin à se relevé et s’écartèrent. Dairiun grognait montrant les crocs. Son regard observait chaque mouvement que faisait Lórindol avec sa lame. Le semi-Elf savait très bien que l’autre garçon était du genre impatient. Il attendit donc qu’il attaque en premier, ce qui ne tarda pas à arriver.

Dairiun esquiva la première attaque sans difficulté, fit un léger tour puis frappa Lórindol avec l’une de ses pattes arrières qui fit perdre pied à ce dernier et qui s’étala sur le sol. Les autres garçons se mirent légèrement à rire ce qui leur attira les foudres de leur ami au sol. Celui-ci se releva faisant face de nouveau au loup et changea sa posture d’attaque. Cette fois il était plus que sérieux et tout le monde le comprit. Il y eu un silence puis l’Elf fonça de nouveau sur le semi-Elf le visant de sa lame. Alors que le canidé lui bloqua le bras avec sa mâchoire, Lórindol invoqua une seconde lame puis poignarda Dairiun au flanc gauche ce qui lui arracha une plainte. Il lâcha le bras du blond et prit du recul.

Il ne lâchait plus son adversaire du regard. Il essayait de prévoir ses prochains coups. Sa plaie lui faisait mal et il avait de la difficulté à maintenir sa transformation ainsi. Il n’avait pas l’habitude mais quelque chose lui disait que s’il redevenait normal maintenant, s’en était fini de lui. Lórindol fit un pas vers lui et Dairiun baissa les oreilles vers l’arrière près à attaquer si nécessaire. Il fût surpris cependant de voir Maeglin se mettre entre lui et son attaquant.

« -Arrête Lórindol, c’est fini! Ça va, on sait de quoi t’es capable et t’as beau pas aimer quelqu’un, ce n’est pas une raison de le tuer.

-Ne te met pas au travers de mon chemin Maeglin ou tu y passeras toi aussi… »

Maeglin le regarda surpris et insulté. Il n’aurait pas cru que son ami se rendrait à ce point. Il recula de quelque pas en direction de Dairiun qui lui n’avait toujours pas lâché Lórindol des yeux. Une fois rendu à côté du loup, l’Elf lui parla.

«-Dairiun, va-t’en! Je vais le calmer un peu. Il n’a rien contre moi je sais qu’il ne me fera pas mal, mais je m’inquiète pour toi. Va te faire soigner, on se voit plus tard, mais va-t’en. »

Le semi-Elf regarda son ami, inquiet. Au même moment l’autre l’Elf en profita pour l’attaquer. Grâce à la magie élémentaire, il lui cloua les pattes dans le sol. Il courut droit sur eux et se son pied frappa Maeglin dans l’estomac le faisant ainsi basculer et dévalé la colline de quelque mètre. Il se retourna alors vers Dairiun qui essaya de nouveau de le mordre, mais cette fois à la gorge. Il rata sa cible de peu mais cela laissa une ouverture à Lórindol qui lui asséna un coup de pommeau à la tempe. Le semi-Elf s’écrasa au sol. Il essaya de se redresser mais un coup de pied lui frappa les côtes. Il lâcha une nouvelle plainte. L’Elf l’agrippa par la peau et le poil du coup pour lui faire redresser la tête et passa sa lame sous sa gorge près à le lui trancher. Il arrêta son mouvement quelques secondes pour lui dire : « -Je dirai à Elwing que je me suis défendu contre son copain qui a perdu la tête et qui c’est transformer en loup sans raison. Bientôt, elle sera à moi! ».

Avant qu’il ne puisse reprendre son mouvement, les trois autres garçons l’arrêtèrent.  Un lui enleva son arme pendant que les deux autres le tenaient en place. Maeglin arriva aussi et frappa sur le dessus du poignet de Lórindol qui tenait Dairiun, ce qui lui fit lâcher prise. Le blond, désemparé, grogna de colère. Dairiun épuisé, reprit sa forme Elfique, ce qui lui permit de se dégager de la terre. Maeglin l’aida à s’éloigner de l’Elf toujours hors de lui, qui menaçait les autres garçons de leur faire la peau.  

« -Dairiun sauve toi, on le retient ici. Je sais que ça fait mal mais il faut que t’aille te faire soigner. Je dois rester ici pour le retenir, si je vais avec toi, on ne sera pas assez pour le retenir et il nous rattrapera trop rapidement.

-Mais vous… ça ne vous regarde pas… pourquoi?...

-Tu es notre ami et on ne le regardera pas te tuer juste comme ça. Si vous tenez à vous reprendre, vous le ferez en état normale. On respectera votre décision, mais pas maintenant. Ce n’est pas un combat propre. Nous avons tous les facultés affaiblit en ce moment. Si une fois lucide, vous voulez remettre ça, je ne m’en mêlerais pas.

-… Merci Maeglin… »

Celui-ci ne répondit rien et Dairiun entreprit difficilement de quitter la montagne. Il entendit Lórindol crier derrière lui, le blond avait manqué son occasion de tuer le noiraud et il devait être plus qu’en colère. Le semi-Elf tenta de bouger plus vite, mais sa plaie le faisait souffrir. Il tituba et tomba. Il dévala la pente jusque dans les sous-bois. Il atterrit dans les buissons. Il se releva de nouveau avec difficulté. Au moins, cela lui avait sauvé plusieurs pas. N’empêche que ça faisait un mal de chien. Il parcourut une bonne distance, mais perdit pied à nouveau dans une nouvelle petite pente et l’arrivé en bas fût moins douce que la première. Il se cogna la tête contre le tronc d’un arbre à la tempe. Exactement là où Lórindol l’avait frappé avec son pommeau un peu plus tôt. Il perdit alors connaissance.

Lorsqu’il se réveilla, il ne savait plus trop où il était et ce qui c’était passé. Il tenta de se souvenir, mais sa tête était très douloureuse. Il préféra arrêter de penser et attendre que la douleur se calme. Malheureusement pour lui, quand cela semblait avoir diminué et qu’il bougeait le moindre muscle, elle se raviva comme une éclaire qui lui traversait tout le corps. Il préféra ne pas bouger avant de comprendre ce qui arrivait. Il finit par perdre la notion du temps et de ce qui se passait autour de lui.

Il sentit à un moment donner quelque chose près de lui. Il vit un œil rougeoyant près de son visage puis on le souleva ce qui fût énormément soufrant. Trop faible pour réagir, il ne faisait que gémir. On l’emporta pas très loin d’où il était et sa vue perdit le bleu du ciel. Il vit une chandelle posé sur une petite table. L’endroit n’était pas bien grand, mais suffisamment pour deux personnes. Il essaya de voir, malgré sa vision brouillé, le visage de la personne qui était près de lui. Celui-ci étant encapuchonné, ne laissait pas voir sa tête. L’étranger mit un doigt devant sa bouche, ou du moins, où elle aurait dût se trouver puisqu’il ne la voyait pas et Dairiun pût entendre un :« -Shhh »


Dernière édition par Morsus le Jeu 10 Aoû - 1:01, édité 1 fois
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