L'histoire de Morsus Partie 2

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L'histoire de Morsus Partie 2

Message par Morsus le Sam 7 Jan - 5:17

« -MA FILLE ! OÙ EST MA FILLE ? OÙ EST MON BÉBÉ ??

-REGARDEZ LÀ-HAUT ! QUI EST-CE TYPE ?! »

Le village était plongé dans le noir de la nuit. C’était le cri strident d’une victime qui avait alerté les gens du village. Comme toute bonne petite communauté, tout le monde se connaissait et les gens sortirent de chez eux pour voir ce qui se passait.

Alors que les plus curieux cherchaient la soi-disant victime, une mère cherchant sa petite fille sema l’inquiétude chez la population. C’est une femme voisine qui pointa le doigt vers l’un des toits qui attira le regard de tous. Malgré la pénombre, les torches des villageois éclairaient suffisamment pour voir un homme accroupit tenant une petite fille. Un bras la tenait contre lui et son autre main recouvrait la moitié du visage de la gamine.

« -… Ma…man… J’ai peur…

-Shh, ne t’inquiète pas, ça ne sera pas long ma jolie.

-MA FILLE ! RENDEZ-MOI MA FILLE, ELLE NE VOUS A RIEN FAIT ! »

L’inconnu sourit, il glissa doucement sa main par-dessus la bouche de la jeune fille pour ne pas qu’elle parle d’avantage. Il lui tira doucement la mâchoire sur la gauche dévoilant ainsi son petit cou.

« -C’est dommage pour toi que je sois tombé ici, t’aurai fait une charmante jeune demoiselle. »

L’enfant tremblait, mais la voix douce et calme de l’homme ne l’avait pas préparé à ce qu’elle allait vivre. C’est alors qu’elle regardait sa mère espérant bientôt aller la rejoindre qu’elle fut mordu au cou. Ses yeux s’écartelèrent sous la douleur et elle se mit à pleurer. La main devant sa bouche l’empêchait de crier ce qui n’alerta pas les villageois tout de suite.

« -Mais que fait-il ? »

L’inconnu bu le sang de la jeune fille durant près de trois minutes qui sembla une éternité à la maman qui ne demandait qu’a ravoir son enfant. Ce n’est qu’une fois que la petite eu perdu connaissance que le vampire se redressa et qu’il retira ses crocs de la pauvre victime.

« -… ! Il l’a mordu !

-Quoi ? Mais pourquoi ?

-Qu’est-ce qu’il est ?

-RENDEZ-MOI MA FILLE !! PITIÉ !

-Ce que tu peux être soulante la vieille. Je comptais pas la garder indéfiniment de toute façon… Tient si tu la veux tant viens la chercher ! »

L’homme prit la jeune fille par la tête et la soutenu à bout de bras au-dessus du sol. La mère hurla apeuré de ne pas la laisser tomber. Mais malgré toutes ses supplications, la gamine tomba dans le vide et s’écrasa au sol.

« -Oups… Je l’ai échappé… Pardonnez-moi… »

La maman se mit à pleurer sur le corps de sa fillette qui n’avait à peine que 6 ans. Les villageois la regardèrent sympathisant avec la jeune mère. Ils tournèrent un regard de fureur sur le meurtrier. Celui-ci sauta également en bas du toit. Il atterrit sur ses jambes, mais un gros craquement retentit. Les gens le regarda un instant de façon étrange.

« -… Oh merde c’est cassé… Eh ben, ça passera…

-Mais qu’êtes-vous donc ? Un monstre ?

-… Je suppose que je ne dois pas en être bien loin en effet. »

L’homme qui semblait être un semi-Elf pencha la tête sur le côté cernant les gens autour de lui. Il se demandait par qui il allait commencer. Mais alors il avait repérer sa cible, il eut comme un déclic dans sa tête et il tomba à genoux au sol se tenant la tête à deux main. Il sembla soudainement mal en point et il vomit un peu du sang qu’il venait d’ingérer.

« …Pou..r..quoi… ? Pi…tier… Tuer moi !... »

Les villageois se regardèrent devant ce changement de situation. Ils regardèrent de nouveau l’étranger.

« Avec plaisir ! »

Sans perdre une seconde de plus, les villageois se ruèrent sur lui et le frappèrent de toutes leurs forces avec tous ce qu’ils avaient à portée de main. Ils arrêtèrent enfin après près de quinze minutes. Le sang de l’inconnu avait giclé un peu sur eux et ce qui s’écoulait des blessures, se rependait sur le sol. À bout de souffle face à ce carnage et à bout de force, ils laissèrent tomber leurs bâtons et ce qui leur avait servi d’arme par terre. On alla aider la mère qui pleura toujours sur sa fille mais alors que les gens avaient détourné leur attention. Le semi-Elf bougea le bras. De peine et de misère, il se remit à quatre pattes. Les villageois se retournèrent vers lui seulement lorsqu’il se mit à rire.

Certaines personnes se mirent à trembler. Comment pouvait-il être encore vivant ? Le vampire leva un regard rempli de haine vers eux. Il riait toujours. Sa tête se pencha de nouveau vers le sol et il cria de douleur cette fois. Les gens ne savaient plus quoi faire mais certains se sauvèrent en courant allant s’enfermé dans le confort de leur maison souhaitant que demain tout redeviendrait normal. Des hommes nouvellement armé s’approchèrent du monstre en question mais ils s’arrêtèrent quand l’inconnu releva les yeux vers eux. Son visage était en sang. Son œil droit était rempli de haine et de colère alors que celui de gauche pleurait et semblait souffrir. Son sourire était étiré sur la droite montrant qu’il n’avait aucune bonne intention.

Le vampire se releva enfin du sol, ses membres craquèrent, il avait plus que la jambe de cassé maintenant. Il fit un pas vers les hommes armés. L’un tenta de lui asséné un coup mais il le bloqua directement de son bras qui émit à son tour un craquement. Cependant, au lieu d’émettre un quelconque son de douleur, son sourire s’élargie et ses crocs devinrent apparente. Soudainement, des liens de ténèbres jaillirent de lui et attrapèrent tous les villageois à sa portée.

Il n’en épargna pas un seul. Il était entré dans chaque résidence et avait tué chaque personne qu’il avait croisée. Les cris de douleur le faisaient frissonner. Les pleurs et les supplications étaient comme une chanson, l’odeur du sang était une vraie jouissance et chaque blessure qu’il infligeait était une délivrance.

Dairiun se réveilla la lumière du soleil l’aveuglait. Il essaya d’ouvrir les yeux mais la lumière était trop forte. Il leva le bras pour cacher ce qu’il pouvait du soleil. Il était couché sur le côté sur un sol de terre et semblait être à moitié dans l’eau. Il se dit que le sol devait être à composition de sable rouge d’où la coloration un peu plus bourgogne de l’eau. Il se tourna sur le dos avant de s’assoir péniblement. En redressant, sa jambe droite il fit atrocement mal mais quand il regarda devant lui et tout autour, sa jambe était devenue le dernier de ses soucis.  

Partout autour de lui, il y avait des mares de sang, des bouts de cadavres, des morceaux de vêtements arrachés et les portes des maisons semblaient avoir été arrachés de leurs gonds. Il regarda ses mains, elles étaient remplies de sang séché. Il toucha son visage et il était mouillé de sang qui tardait toujours à séché sur le sol. Ses mains furent alors prit d’un terrible tremblement. Son pouls s’accéléra et sa respiration devenait saccadée. Il tenta de se relevé en se tournant un peu sur le côté pour fuir ce qui avait devant lui, mais il perdit ses forces et tomba au sol. Il tomba face à face avec la tête de la maman qui pleurait sa jeune fille la veille. Sa bouche devenu sec, il avait de la difficulté à avalé, il ne put retenir les premières larmes qui passèrent ses yeux. Il tenta de nouveau de se levé. Sa respiration se faisait maintenant courte et ses pleurs ne l’aidaient pas à lui faire reprendre son calme.

Il finit par se mettre debout et ses jambes menacèrent de ne pas le soutenir bien longtemps. Il voulut se mettre à courir, mais après seulement quelque dizaines de pas, il se rattrapa de justesse au mur d’une maison. Sa tête lui tournait et il n’arrivait pas à reprendre son souffle. Il toussa se sentant étouffé. Ses tremblement augmentèrent mais il essaya de se motivé pour faire des nouveaux pas. Il finit par vomir et tomba de nouveau au sol. Lorsqu’il vit qu’il avait vomit du sang, il vomit de nouveau. Il s’adossa au mur qui l’avait aidé à se soutenir plus tôt et il regarda ce qu’il avait fait.

Il ne put se retenir plus longtemps et pleura. Il se recroquevilla sur lui même passant ses mains dans ses cheveux. Il étouffait toujours et ses tremblements ne faisaient qu’augmenter. Il hurla. Appela sa mère en silence. Pour la première fois de toute sa vie, il se sentait plus que moins que rien. Il avait mal. Pas seulement physiquement mais mentalement. Son cœur était déchiré. Il s’excusa encore et encore.  

Une partie de la journée passa où il continua de s’excusé, de pleurer, de hurler en silence et de trembler. Il se berçait un peu sur lui-même et il était toujours recroqueviller sur lui-même aussi solidement comme s’il était devenu de la pierre. Il avait froid, il avait faim, soif, il avait peur, il s’en voulait, il se détestait, il se maudissait et souhaitait mourir le plus vite possible. Pour ne pas avoir à endurer cela trop longtemps, pour ne pas faire souffrir de nouveaux, pour ne pas voir de nouveaux les gens pleurer et pour ne plus être un monstre étant capable de faire cela de sang-froid.

« -Tu vois ce que tu as fait ?...

-… non… j’ai… j’ai rien fait !...

-Tu le sais très bien que c’est toi qui à fait ça…

-NON !

-Alors pourquoi te sens-tu coupable puisque tu n’es pas responsable ? »

Dairiun releva la tête surpris par la question. Il réalisa qu’il vivait dans le déni. Il le savait très bien qu’il était l’auteur de ce bain de sang. Mais il ne voulait pas l’accepté. Il ne voulait pas croire qu’il était capable d’une telle chose. Mais qu’était-il devenu à la fin. Pourquoi il n’avait pas pu mettre fin à ses jours ce jour là?

Soudain, tout devint noir autour de lui mais il ne s’en soucia pas. Après tout, il était un monstre alors peu importe ce qui lui arrivait, il ne voulait que disparaitre. Il se sentit sombrer dans le sommeil. Il eu l’impression de tomber constamment dans le vide. Il se laissa tomber dans l’espace et c’est alors qu’il réveilla en sursaut comme s’il était sur le point de s’écraser au sol.

Il regarda autour de lui. Le ciel était clair mais il n’y avait pas trace du soleil. Il savait où il se trouvait. Il était sur la colline où il avait fêté avec ses amis avant que… Il fit de nouveau le tour de l’endroit des yeux. Là où c’était trouvé le petit feu de camp de la soirée, ce trouvait des cendres et une petite fumé comme si ça ne faisait pas longtemps que c’était éteint. Dairiun chercha trace de vie, mais personne. Il se regarda alors, il était propre, zéro trace de sang, aucune blessure, il mit sa main devant sa bouche passant sa langue sur ses canines mais elle ne semblait pas avoir changé. Avait-il rêvé ?

Il se leva rapidement. Il n’avait pas de douleur non plus. Un espoir monta en lui. Il se mit à courir vers le village. Il voulait voir Elwing, la serrer dans ses bras, lui dire à quel point qu’il l’aimait et qu’il ne la laisserait jamais tomber. Il voulait aller voir sa mère… tante ? Si c’était un rêve, était-elle tout de même sa mère où sa aussi n’était pas la réalité ? Il voulait la voir et lui parler de tout cela. Il voulait la remercier pour tout ce qu’elle avait fait pour lui.

Il arriva alors au village et il se dirigea droit chez lui. Il entra mais il n’y avait personne. Lalwendeï devait surement être au travail. Dairiun sortit alors et se rendit à l’école espérant y trouvé Elwing mais là aussi il n’y avait personne. Il prit son temps pour faire le tour du village mais rien ni personne. Il regarda le ciel mais lui aussi n’avait pas changé depuis qu’il c’était réveiller. Il repassa chez lui. Il décida d’attendre un peu. Peut-être que les autres Elfs étaient allé voir quelque chose qui c’était produit. Après tout, le village n’était énorme et à la moindre petite chose qui se passait dans la ville le plus près, c’était suffisent pour attirer l’attention de tous les villageois.

Il tomba endormi se sentant maintenant soulagé. Il soupira longtemps faisant relâcher tout la tension qu’il avait eue et il se laissa emporter. Il se réveilla un peu tard suite à un bruit sourd qui venait de l’extérieur. Il ouvrit les yeux et se redressa doucement. Il appela sa mère car malgré tout c’est ce qu’elle était même si ce n’était pas par sang. Aucune réponse. Il se leva et sortit à l’extérieur se demandant ce qui se passait. L’une des maisons voisine c’était écroulé et un nuage de poussière c’était lever dans les airs. Le jeune semi-Elf s’empressa d’aller voir question de s’assurer que personne ne se trouvait à l’intérieur. Il appela quelque fois et fit le tour des décombres, mais personne ne semblait c’être trouvé à l’intérieur.

Dairiun toussa un peu à cause de la poussière et décida de sortir de ce nuage. Un nouveau bruit sourd se fit entendre alors qu’il tentait de remplir ses poumons d’air frais. Cette fois, cela venait d’un peu plus loin. Un grand nuage c’était levé et Dairiun pu alors s’avoir d’où cela venait. Cependant il ne bougea pas et regarda de nouveau autour de lui. Toujours personne et même le ciel n’avait pas l’air d’avoir changé. Que ce passait-il donc ? Pourquoi les maisons s’effondraient-elles ? Il avait pourtant l’impression d’être chez lui. Comme si rien n’avait changé… Son cœur manqua un battement… Comme si rien n’avait changé… Était-il dans un rêve présentement ? Il se pinça mais il ressentit la douleur.

Il marcha alors dans le village essayant de voir si c’était réel ou pas. Il avait essayé de faire apparaitre des gens. Il c’était dit que s’il rêvait, il serait capable de faire apparaitre ce qu’il voulait mais ce ne fût pas le cas. Il ferma les yeux essayant de comprendre, mais cela ne semblait pas logique. Il passa dans un grand nuage de poussière ce qui bloqua quelque seconde la lumière autour de lui. Il crut entendre rire. Il se retourna mais personne. Il ne bougea plus attendant de voir s’il était devenu fou ou si bel et bien quelque chose se trouvait près de lui. C’est alors qu’il se remit à marcher qu’un nouveau se fit entendre. Cela sonna comme un éco. Dairiun regarda autour de lui criant à peu importe qui était là, de ce montrer. Un nouveau bâtiment s’effondra en partie faisant de nouveau s’élever un nuage noir épais qui s’enveloppa.

Quelque chose lui attrapa alors le bras, quelque chose d’autre lui cacha la vue et il se sentit tirer vers l’arrière. Il se sentit étouffer, comme une pression sur tout son corps qui voulait l’écraser. Il voulut crier mais aucun son ne sortit. Il se débâtit et ce n’est qu’après plusieurs efforts qu’il sentit enfin qu’on lâcha prise et il se mit à courir sortant enfin du nuage. Dairiun se retourna regardant le nuage. Quelque chose semblait se trouver au centre. Au début, ça ressemblait à un homme mais plus la fumé s’élevait et se dispersait, plus cela semblait devenir plus gros et quelque chose de complètement  hors de l’ordinaire. Soudain, des yeux le regardèrent. Deux yeux jaunes comme de petite lumière. Ils ne le quittèrent pas une seule seconde. Le semi-Elf sentit que cela n’était pas de bon augure et il se sauva le plus vite possible.

Il tenta de passé par la forêt mais alors qu’il crut l’avoir traversé et être rendu ailleurs, il était en fait revenu au village. Il alla alors chez lui. Sa maison semblait maintenant être la seule à ne pas être effondrer. Il entra et ferma la porte à clé. Il alla se cacher dans la salle de bain espérant que ce qui lui courrait après se lasserait et partirait.

Malheureusement pour lui, les murs tremblèrent soudainement. Dairiun ce redressa inquiet que la maison ne s’effondre à son tour. Il hésita. Il ne voulait pas sortir à l’extérieur sachant que ce qui l’avait attaqué plus tôt était surement encore là, mais en même temps, ça ne l’avantageait pas d’être prisonnier sous les décombres de sa demeure.  Il n’eut le temps de vraiment prendre sa décision qu’elle se prit d’elle-même. La maison s’écroula sur lui.

Il avait fermé les yeux s’attendant au pire et d’être écraser sous le poids des débris. Il ne ressentit aucune douleur et il n’avait même pas bougé. Il ouvrit lentement les yeux. Tout était noir. Il regarda autour de lui mais rien. Il leva les mains pour voir s’il ne pourrait pas toucher quelque chose. Étonnement, il arrivait à voir ses mains, comme si seul son corps arrivait à capter la lumière sur tout le reste de son environnement. Par contre, il n’y avait aucune source de lumière et il n’y avait d’environnement. Il se trouvait en suspension dans un néant sans gravité. Un vide absolu.

Un rire qui sonnait maintenant familier se fit de nouveau entendre. Dairiun se raidit et un frisson lui parcouru l’échine.

« -Mais que me voulez-vous à la fin ? »

Pour seule réponse, le rire fit écho autour du semi-Elf.

« -Laissez-moi tranquille ! Partez ! Je n’ai à faire avec vous ! »

Un fort courant d’air portant un brouillard sombre et épais tourbillonna autour de lui avant de compacter en une masse devant lui. Une ombre près de trois fois sa taille se matérialisa. Au travers d’elle, il pouvait voir un squelette sans peau ni chaire. L’une des mains énormes de l’entité se referma soudainement sur la gorge de Dairiun. Celui-ci émit une exclamation de surprise avant de se sentir étouffé.

« -… Mais enfin… que… me… voulez-vous ?!

-Je veux que tu disparaisses! Que tu me laisse tranquille! »

Dairiun regarda l’entité la replaçant maintenant. Il savait à qui il avait à faire et son regard changea. Il le regarda défiant montrant qu’il ne se laisserait pas faire. La main se serra un peu plus autour de sa gorge ce qui lui arracha un cri semi-muet.

« -Je te rongerais jusqu’à la moelle s’il le faut. Je te ferais vivre tes pires cauchemars pour que tous tes espoirs s’envolent en fumée ! Pour que tu abandonnes et que tu me laisse faire ce quil me plait ! S’il faut que je t’écrase pour cela, que je te réduise à néant, je le ferais ! »

Le rire résonna encore mais beaucoup plus fort.

« Voit ! Voit par toi-même ! »

Dairiun se sentit de nouveau tomber mais il tomba à quatre pattes sur un sol bouetteux. Il pleuvait à en boire debout. Il faisait sombre et froid. Le semi-Elf était détrempé de la tête aux pieds. Il se sentait essouffler comme s’il avait ragé pendant des heures. Il releva la tête pour voir autour de lui mais il faisait trop noir pour qu’il ne puisse voir quelque chose. De plus, avec la pluie qui lui tombait dans les yeux ce n’était pas évident.

Il essaya d’essuyer son visage même si cela ne servait à rien. Il jeta un nouveau coup d’œil pour voir s’il ne pourrait pas trouver un abri quelque part. Au même moment, un éclair jaillit du ciel illuminant tous les environs. Le tonnerre résonna longtemps comme la terreur qui fit trembler Dairiun.

Des gens, environ une dizaine d’individu, ce trouvaient là. Certain étaient empalé sur des pics étrange et noir. Quelques un jonchaient le sol et semblait sans vie. Soudain, une main se posa sur son bras. Il sursauta mais ne bougea pas pour autant. Une jeune femme se trouvait sous lui. Il ne s’en était même pas rendu compte sous cette pluie battante. Elle n’était pas morte et elle le regardait faiblement. Son visage était juste sous le sien ce qui empêchait un peu la pluie de lui fouetter le visage. Dairiun voulu bouger pour l’aidé mais un nouvel éclaire lui annonça une horrible nouvelle. Il avait sa seconde main enfoncé dans la poitrine de la jeune femme. Il était pétrifié et ne savait pas s’il devait sortir ou non sa main de la chaire de la femme.

Étrangement, il arriva à garder son sang-froid. Il respira doucement portant tout son attention à la victime, ce qu’elle était évidemment. Elle bougea les lèvres mais il ne put entendre ce qu’elle dit. Il lut cependant sur ces lèvres qu’elle lui demandait pourquoi. Pourquoi il avait fait cela. Il trembla un peu sentant l’émotion remonter en lui. Il s’excusa, lui dit que ce n’était pas lui, mais comment pouvait-elle le croire ? Après tout, elle l’avait bien vu et la position ne lui donnait aucune aide. Mais comment pourrait-elle le croire quand il dirait qu’il était possédé par un vampire. Il n’en rajouta donc pas. Il devait faire quelque chose, il ne pourra pas toujours rester comme cela.

Il essaya donc de bouger doucement sa main pour la sortir du corps de la pauvre jeune fille. Cependant, elle cria de douleur et du sang avait remonté dans sa bouche. Dairiun comprit qu’il avait sa vie entre ses mains. S’il sortait sa main, elle mourrait et elle vivrait tant qu’il ne bougeait pas. Même que, maintenant qu’il y portait plus attention, il réalisa que c’était son cœur qu’il tenait entre ses doigts. Il était faible mais battait quand même.

« -Oh seigneur ! Seigneur ! Seigneur !…

-Pitié… je ne veux pas mourir. S’il vous plait.

-Je vais tout faire pour vous aider ! »

Mais sans croire ces paroles, la femme se mit à pleurer et sa main se resserra un peu plus sur le bras de Dairiun. Il eut alors une idée. Il n’était pas sûr de lui mais il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver au moins une personne de cet enfer. Il se concentra sur sa magie de guérison et marmonna quelque parole pour s’aidé. Une lumière verdâtre apparue au travers de la poitrine de la jeune femme et elle en émana un peu aussi du bras du semi-Elf. Il glissa alors petit à petit sa main hors du corps. La blessée cria de nouveau et le jeune homme s’excusa. Il finit par extirper sa main et finit de soigner la plaie qu’il avait causée.

La femme se mit à respirer normalement et elle sembla reprendre quelque force. De ses nouvelles facultés, Dairiun pouvait entendre le cœur de cette dernière recommencer à battre normalement. Il sourit, enfin il avait fait quelque chose de bien malgré tous les autres horreurs. Il s’enleva alors de pardessus elle et c’est alors qu’il vit l’état général dans lequel elle se trouvait. Il lui manquait une jambe à partir du genou. L’artère était donc à découvert et elle perdait beaucoup de sang. De plus, elle avait une autre blessure assez profonde au flanc gauche. Il devait surement avoir fait pression dessus pendant qu’il c’était trouver au-dessus d’elle car il n’y avait pas tant de sang sur le sol mais maintenant qu’il c’était retiré, la plaie saignait abondamment.

Il paniqua, il ne pouvait pas soigner ces deux plaies correctement en même temps et en plus que maintenant son cœur allait mieux, le sang qu’il pompait voyageait trop vite et à ce rythme, cela allait causer la mort de la jeune femme de toute façon. Il tenta une nouvelle fois de guérir ses blessures mais malgré tous ses efforts cela ne sembla porter ses fruits. Elle finit par mettre de nouveau sa main sur le bras du semi-Elf et elle le regarda sans émotion. Dairiun en resta choqué mais encore plus quand elle lui dit qu’elle l’attendrait en enfer avant de s’éteindre.

Il n’entendait plus ses battements, elle n’avait plus de respiration, la circulation sanguine ralentissait et le corps avait arrêté de produire de la chaleur. Dairiun s’acharna sur elle pour la soigner et la ramener à la vie. Il ne s’arrêta qu’une fois à bout de force et dans l’impossibilité de produire de l’énergie pour sa magie. Il trembla, il avait froid et la pluie ne semblait pas vouloir s’arrêter. Les éclaires et le tonnerre grondèrent toujours. Un éclaire frappa un arbre près de lui, mais le semi-Elf ne bougea pas, il ne sursauta même pas. Il était encore sous le choc d’avoir perdue la femme. Il s’en voulait d’être faible, de n’avoir rien pu faire et qu’au final, il n’était même pas capable de réparer ses erreurs.

Il regarda le corps comme s’il allait se remettre à respirer par lui-même. Après un moment, toujours sous le choc, Dairiun se mit à rire. Il n’en pouvait plus, c’était trop. Il se sentait devenir fou, il sentait qu’il allait craquer et se briser en mille morceaux comme un miroir qui s’écrase au sol. Il continua de rire et il commença même à se parler tout seul.

« -Ha ha ha ! Je l’ai tué. Même si j’ai voulu l’aidé, j’ai fini par la tuer de toute façon… Je suis bon à rien, toutes ses études pour des résultats de merde. Ces connards, ils m’ont bien eu. Au final, ils avaient bien raison, je ne suis rien, je ne suis qu’un déchet ha ha. Avoir sût, j’aurai dût leur faire la peau quand j’étais encore là-bas !... »

Il se plaqua la main sur la bouche tout de suite après ces paroles. Avait-il vraiment dit cela. Des larmes roulèrent sur ses joues. Il repensa à Elwing, à Maeglin et à sa mère. Ils avaient tous fait pour l’aidé et tout cela pour rien. Au final cela n’aura servi à rien. Ils les avaient tués sauf Maeglin. C’était certain que ce dernier garderait un mauvais souvenir de lui. Il avait donc tout perdu. À quoi bon se battre ? Il ferma les yeux et il s’adressa à se qui se trouvait en lui.

« -Écoute-moi bien Bârahir (mâchoire sanglante)! Je ne te laisserais plus détruire la vie des gens comme cela. Tu ne gagneras pas cette bataille! »

Dairiun n’eut aucune réponse et il s’en était attendu. Il se leva avant de perdre de nouveau le contrôle et chercha autour de lui pour trouver une arme quelconque. Il finit par trouver un petit couteau d’environ 10 centimètres de long et sans plus attendre, il se trancha la gorge avant qu’il ne soit arrêter de nouveau. Son sang se vida en flot continue. Il sentit rapidement son corps devenir faible et son corps chercha désespérément de l’air. Son cerveau entra en alerte et une forte douleur le prit entièrement. Il se crispa et porte sa main à sa gorge. Son bras fût alors posséder par ce qui se trouvait à l’intérieur de lui mais quand il voulut se soigner, il n’y avait plus d’énergie. Dairiun sourit devant cette victoire. Son corps trembla et sa force le quittait peu à peu. Il se sentait fatiguer et l’envie de dormir le frappa. Sa tête devenait lourde et ses yeux cherchaient à se fermer. Dans un soupir, il se laissa emporter par l’inconscience.
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